12.09.2009

Cybook Opus Bookeen

Cybook Opus

Après de longues semaines d’hésitations, j’ai fini par acheter un e-book.

Un e-book, c’est un petit appareil permettant de lire des documents texte ou pdf. Sa technologie d’affichage est très différente des écrans que nous connaissons pour les ordinateurs. Il s’agit d’une encre « s’affichant » sous l’écran à chaque changement de page.

Pour l’utilisateur cela a plusieurs conséquences :

- Cela ne fatigue pas les yeux. Il n’y a aucune luminosité, ni scintillement à la lecture. La page est aussi stable que la page d’un vrai livre.

- Cela consomme très peu d’énergie, l’appareil n’utilisant la batterie que lorsqu’il change de page. Le résultat c’est que l’autonomie de l’appareil, même pour un gros lecteur, se compte en semaines.

Bref, passant de longues heures par semaine dans les transports en commun, j’avais pris l’habitude de transporter avec moi plusieurs livres pour pouvoir choisir selon l’humeur du moment. Un livre d’économie ou de politique, un livre de science fiction, un roman, un livre pratique pour mes « hobbies ». Le poids de mon sac commençait donc à ressembler à celui d’un écolier de 10 ans, à la différence près que les écoliers aiment avoir mal au dos. Moi non.

Je suis passé au cyberlivre il y a 20 jours en achetant un Cybook Opus, sorti cet été.

Trois semaines après mon achat, je suis très content de cet appareil.

J’ai pu stocker une bibliothèque énorme, disponible à volonté, sans souci d’autonomie et sans fatiguer les yeux. Le tout avec un lecteur qui pèse le poids d’un petit livre de poche.

 

Prague_Aout2009 003.jpg

Sur le Cybook Opus en particulier en vrac :

- Très simple d’installation. Pas de logiciel propriétaire pénible pour charger les fichiers. Un câble USD, l’explorateur windows et hop on fait glisser les fichiers d’un répertoire à l’autre.

 

- Une bonne variété de fichiers acceptés. TXT, DOC, HTML, PDF. Par contre la plus grande souplesse de lecture est obtenue sur les fichiers TXT. On peut alors modifier facilement la taille des caractères.

 

- Les fichiers PDF sont aussi lisibles, y compris les très gros (60 Mo) mais dans certains cas la taille de l’écran (A3) n’est pas adaptée à une mise en page pour le format A4, format souvent utilisé dans les livres sous PDF. La navigation et l’agrandissement est possible, mais ce n’est plus le même confort d’utilisation. Cela étant, c’est encore largement utilisable et j’ai lu des livres avec illustration sous ce format sans inconfort majeur. Pour les romans, j’ai préféré les convertir du format PDF au format TXT.

 

- Simplicité de lecture. Quelques boutons sur le cybook permettent de passer d’une page à l’autre. Un marque page automatique (chaque fois que l’on sort d’un document cybook opus retient cette page et la propose automatiquement.) C’est simple et suffisant.

 

- L’appareil est assez stable, j’ai eu en moyenne un plantage toutes les 20 heures d’utilisation (sans que je comprenne d’ailleurs pourquoi, il ne s’agissait même pas d’un fichier particulièrement gros..) Par contre il faut ouvrir l’emplacement batterie pour le réinitialiser et utiliser une aiguille pour atteindre le petit bouton..

 

- L’appareil est assez rapide. Le chargement lors de l’allumage dure quelques secondes, et le chargement, même d’un gros fichier se fait aussi en moins de 5 secondes. Pour les fichiers TXT le changement de page est très rapide. Pour les fichiers PDF, cela peut durer jusqu’à une seconde.

 

- Un accéléromètre. C'est-à-dire que lorsque l’on change l’appareil de sens, il le détecte automatiquement et adapte son affichage. On peut ainsi choisir de lire avec l’appareil dans le sens de la longueur ou de la largeur.

 

- L’apparence et le toucher de cybook opus est agréable, avec une coque en plastique blanc résistant. Il est fourni avec une pochette rigide de bonne qualité. Par contre, le poids plume paradoxalement donne un sensation "toc"

 

 

En résumé, le cybook opus est un bon produit, mais il est clair que d’ici un an ou deux, nous connaitrons une explosion des technologies dans ce domaine avec rapidement la couleur en format A4. L’écolier de 2020 aura sans doute moins mal au dos.

 

 

Pour ce qui est de l’offre de livres, elle est encore misérable et chère. Il est probable que les éditeurs de livres vont faire la même erreur que les éditeurs de musique ou de films : Attendre que l’offre de piratage soit bien ancrée dans les mœurs pour hurler à la mort et exiger des législations contraignantes. Et le tout sans pour autant développer par ailleurs des offres à des tarifs acceptables adaptées à ce nouveau mode de diffusion.