30.07.2008

Université libérale en septembre 2008

Le site du parti libéral est désormais disponible à l’adresse suivante.

http://www.lepartiliberal.fr/

Un travail considérable a été effectué sur le plan technique comme sur le plan rédactionnel pour qu’il soit disponible en quelques semaines.

Mais ce n’est qu’une première version. Elle va être enrichie dans les mois prochains, et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour qu’elle devienne une plateforme digne du parti libéral en cours de création.

Un premier événement à lieu dés cet été : l’université libérale, dans un manoir en Bourgogne les 5, 6 et 7 septembre prochain.

http://universiteliberale.fr/

Cela sera l’occasion de faire connaissance, d’écouter des auteurs libéraux et de mettre sur les rails la stratégie du parti libéral en train de naître.

Venez nombreux. J’y serai et j’espère vous y rencontrer à cette occasion.

20.07.2008

Libéralisme versus Industrialisme

Le libéralisme a un adversaire omniprésent (et ultra-dominant en France) : l'étatisme. Il a aussi un faux ami qui lui a fait beaucoup de tort hier comme aujourd’hui et qui affaiblit considérablement la diffusion des idées libérales : l’industrialisme.

Et comme dit l’adage (ou Antigone II de Macédoine) « Seigneur, protégez moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge », se protéger des ses faux-amis est parfois une tache plus compliquée que de s’opposer à ses adversaires.

Pour ce qui est de s’opposer à nos adversaires politiques, les étatistes, nous pouvons nous effectivement nous en charger. D’abord parce que la faillite tranquille du « modèle social » étatiste nous offre chaque jour des exemples de dysfonctionnement prévisible du dirigisme.

Ensuite parceque le discours étatique à droite comme à gauche provoque chez beaucoup de nos concitoyens méfiance, ricanement ou lassitude. Un discours libéral cohérent aujourd’hui absent de la scène politique française répondra à beaucoup d’attentes exprimées en creux par les réactions négatives aux frasques ‘volontaristes’ de Sarkozy comme aux jesuiteries du parti socialiste.

Le parti libéral démocrate pourra donc se charger de ses adversaires. C’est un bon début.

Pour ce qui est des faux amis du libéralisme, et contrairement aux vœux de la prière d’Antigone, il faudra aussi s’en charger nous-mêmes. La présence d’un Seigneur protecteur, en tout cas dans le domaine de la politique étant loin d’être établie.

L’industrialisme est une doctrine visant à développer l’industrie. Ce qui n’est pas en soi un problème - sans industries, pas de prospérité – mais ce n’est pour les libéraux n’est ni une fin en soi, ni même un début.

Le libéralisme est avant une philosophie du droit qui a pour base l’individu. Le libéralisme défend donc la sûreté, la liberté et la propriété de chaque individu sans préjuger de l’usage que fera cet individu de sa liberté ou de sa propriété –dans la mesure bien sur ou il ne l’utilise pour s’attaquer à la liberté ou la propriété des autres-.

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Il se trouve que les individus libres pour produire plus efficacement ont tendance naturellement à s’associer en entreprises hiérarchisées, mais ce n’est ni un objectif, ni même un point de départ.

Les libéraux ne défendent pas l’entreprise libre en tant que tel, ils défendent le droit de chaque individu à contractualiser, à échanger, à s’associer et à jouir du fruit de son travail librement. Ce qui par ricochet revient dans de nombreuses situations à défendre l’entreprise contre l’étatisme, mais qui en aucun ne revient à défendre les entreprises contre les droits des individus.

Un parti libéral –comme un Etat- n’a rien a dire sur combien le pays doit produire de tonnes d’acier, combien il faut fabriquer de chaussures pour enfant ou combien d’heures il faut que les français travaillent par semaine.

Les industrialistes défendent parfois des politiques liberticides aux noms de statistiques macro-économiques que le pays devrait atteindre. Cette vision de l’économie fortement teintée de gosplan soviétique n’est pas libérale.

Par exemple, le slogan ‘Il faut travailler plus pour gagner plus’ n’est pas libéral. Ce n’est pas à l’Etat, ni à un parti politique de donner des objectifs de travail à des millions de citoyens libres. C’est à chaque individu selon sa vision de la vie, la période de sa vie, ses besoins et les contrats de travail que d’autres lui offrent qui peut décider de sa charge de travail.

Un slogan libéral serait ‘si vous voulez travailler beaucoup l’Etat vous laissera tranquille sur la façon de travailler et vous laissera jouir de fruits de votre travail, si vous voulez travailler moins l’Etat vous laissera tranquille pendant votre temps libre.’

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D’autant que sous nos tropiques, lorsque l'Etat dit ‘travailler plus pour gagner plus’, il veut dire ‘travailler plus pour financer plus nos usines à gaz collectivistes gaspilleuses de ressources en tout genre ’.

Les industrialistes sont aussi parfois en opposition avec les libéraux sur le protectionnisme, sur les subventions, sur les conflits d’intérêts entre certains rentiers et la libre entreprise.

Au XIX éme siècle, les industrialistes ont saboté le droit à la propriété des individus – un des principes fondateurs du libéralisme- devant la montée en puissance des conflits de voisinage entre les individus et les fabriques polluantes. Au début du XIX éme, la pollution était considérée comme une agression contre la propriété. La possibilité de poursuivre les pollueurs par les pollués, en plus d’être juste d’un point de vue libéral, aurait développé une jurisprudence assez riche pour une écologie avant l’heure.
Sous la pression des industrialistes, l’Etat a utilisé l’arme réglementaire pour gérer les problèmes de pollution annihilant la recherche d’accords satisfaisants pour les deux parties et rendant l’Etat vulnérable aux pressions des plus puissants, c'est-à-dire des lobbys pollueurs.

Aujourd’hui sur le temps ou l’organisation du travail, les industrialistes défendent des intérêts qui ne sont pas forcement ceux des individus libres –isolés ou s’associant librement en syndicats-. Et qui ne sont d’ailleurs peut être même pas les plus efficientes d’un point de vue économique. Les organisations des grosses entreprises ont à peine commencé à digérer les révolutions technologiques des dernières décennies.

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Les industrialistes sont parfois des alliés de circonstances des libéraux, (comme ils sont parfois des alliés de circonstances des étatistes.), mais un parti libéral n’a aucune raison –ni aucun intérêt- à les suivre sur certains terrains (promotion d’un mode de vie plutôt que d’un autre, défense de certains types d’organisations plutôt que telle autre, défense de règlements ou législations violant les droits d’individus isolés au profit de grandes organisations).

Les libéraux ont une boussole : la défense des libertés individuelles et du droit à la propriété individuelle. Condition nécessaire pour la prospérité économique par les variétés de solutions que ces mêmes individus peuvent trouver dans leur recherche du bonheur.

C’est cette boussole et seulement cette boussole qui est cohérente avec la philosophie libérale.

Et c’est cette boussole qu’attendent les citoyens français sortant de l’essoreuse étatique.