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20.11.2007

La société de défiance

 

Je recommande à tous la lecture de cette étude sur la France..

 

http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS9.pdf

 

Assez effrayant..

Et pas du tout surprenant pour tout ceux qui ont pu comparer l'atmosphère française avec l'atmosphère dans d'autres pays occidentaux.

 

 

Commentaires

Excellent ce document !
Les chiffres parlent d'eux mêmes.

Ecrit par : Jean-Louis GUENEGO | 20.11.2007

Salut Daniel et jean-Louis;

Bien malheureusement excellent doc, qui se trouve en anglais et sans doute version originale (car les études graphiques sont US) dans washington .gouv.us.

Quel type de révolution, devrions nous faire?

On se construit nous-même notre mur, de plus en plus haut depuis des décennies, maintenant nous sommes à l'ultime étable, le mur doit nous entourer. Belle enceinte protectionniste, vive la liberté économique...
a++
Alan de Bx

Ecrit par : ALAN DE BX | 20.11.2007

Daniel Tourre, pouvez-vous ne pas censurer mon message, s'il vous plaît ? Je vous remercie.

" Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement va plus loin en présentant des scénarios imaginant les évolutions d'ici à 2050, selon différentes politiques. Ce travail de scénarisation a été élaboré par plusieurs groupes d'experts internationaux, en se fondant sur les modèles de prospective existant dans plusieurs institutions. Il définit quatre scénarios.
Pour chacun, un but est privilégié :

- Marché d'abord : "Le gouvernement aide le secteur privé à atteindre une croissance économique maximale."

- Politique d'abord : "Le gouvernement met en place des politiques fortes afin d'atteindre l'objectif tout en accordant toujours beaucoup d'importance au développement économique."

- Sécurité d'abord : l'accent est mis "sur la recherche de la sécurité, qui l'emporte sur d'autres valeurs, et place des limites croissantes sur la façon dont les gens vivent".

- Ecologie d'abord : cela "implique la collaboration entre le gouvernement, la société civile et le secteur privé pour améliorer l'environnement et le bien-être de tous".

Sans surprise, le "scénario écologique" atteint le mieux l'objectif d'amoindrir l'ampleur de la crise écologique. Il suppose que la démographie évolue selon le bas de la fourchette prévue par l'ONU, soit 8 milliards d'habitants en 2050. Le taux de croissance annuel de l'économie mondiale est modéré, mais loin d'être nul, puisqu'il conduit à un triplement du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Le "scénario marché" poursuit la logique dominante des années 1990 : on y suppose que la population atteindra 9 milliards d'individus en 2050 et que la croissance multipliera par cinq le PIB mondial. Il aboutit à une situation écologique très dégradée en 2050, comme le "scénario sécurité" - qui induit quant à lui des "conflits permanents" à travers la planète. "Dans le scénario marché d'abord, l'environnement et la société évoluent le plus rapidement vers - voire au-delà - des points de basculement où des changements soudains et irréversibles pourraient survenir."
La poursuite de la libéralisation apparaît ainsi comme le scénario le plus risqué. Les experts rappellent que la logique écologique est incompatible avec la recherche illimitée de la croissance économique : "La perte de la biodiversité et le changement climatique ont des conséquences irréversibles, que la croissance des revenus ne peut résoudre."

L'analyse du PNUE ne devrait pas changer, à court terme, le sens des politiques économiques, qui restent focalisées sur la libéralisation et la croissance. Mais, venant à l'appui du diagnostic pessimiste du GIEC sur le climat, et quelques jours avant que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) souligne les effets du changement climatique sur les pays les plus pauvres, il témoigne que la communauté environnementaliste entend dorénavant peser sur les choix économiques engageant l'avenir.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-979249,0.html

Je vous remercie de ne pas censurer cet article sur le scénario " marché d'abord. "

Ecrit par : Instit | 20.11.2007

Insti, c'est la dernière fois que je laisse des copier/coller de ce genre dans les commentaires..La prochaine fois j'efface l'intégralité du commentaire.

Les commentaires sont fait pour commenter les notes ou eventuellement autre chose en quelques phrases..

Pas pour faire 5 copier/coller d'articles intégraux du monde en l'espace de 4 semaines. -Sans rapport direct avec les notes-. Ca, c'est pas commenter, c'est spammer.

Si vous avez envie de débattre à coup de copier/coller de 500 lignes, je vous recommande d'ouvrir votre blog, ou d'aller sur un forum (tiens je vous recommande http://www.liberaux.org/, vous allez vous faire plein d'amis..)

mais naturellement tous vos autres commentaires sont les bienvenus..

Ecrit par : Daniel T | 20.11.2007

" Le système judiciaire est une institution non partisane. Son impartialité ne devrait donc souffrir aucune discussion. Pourtant, les Français sont près de 20 % à déclarer n’avoir aucune confiance en la justice."

Franchement, croyez-vous que " Le système judiciaire est une institution non partisane ? "

La nomination et l'avancement des magistrats dépend du pouvoir politique, donc le système judiciaire est une institution partisane.

Quand la gauche est au pouvoir, elle étouffe les affaires judiciaires qui la concernent.

Quand la droite est au pouvoir, elle étouffe les affaires judiciaires qui la concernent.

Sur quelle planète vivent les auteurs de ce rapport ? Sur l'île aux enfants ? Sur la planète du père Noël ?

Ecrit par : Instit | 20.11.2007

Cher Instit,

Ne pensez-vous pas que le probleme vient justement de l'existence de ces "affaires" en nombre non negligeable ? Ajoute au fait que le pouvoir politique a la capacite d'influencer les magistrats ?
Ce sont justement ce genre de choses qui sont denoncees dans ce rapport.

Il est vrai que la scandinavie est pres du Pole Nord, mais de la a dire que c'est le pays du Pere Noel... ;)

Quant a moi, j'ai choisi l'exil, qui sera surement permanent si rien ne bouge. En tout cas ca m'a permis de prendre du recul et de realiser a quel point ce rapport dit la verite, notamment sur ce fameux "modele social" si cherement defendu.

Ecrit par : Zoerfel | 21.11.2007

" L’étude de l’évolution des attitudes sociales sur la longue période révèle que le civisme et la confiance mutuelle se sont dégradés après la Seconde Guerre mondiale. Nous soutenons que c’est le mélange de corporatisme et d’étatisme du modèle social français qui suscite la défiance et l’incivisme."

A mon avis, la défiance s'est développée en France à cause de l'Occupation. Que s'est-il passé de 1940 à 1944 ? Les élites syndicales, les élites patronales, les élites judiciaires, etc. se sont vautrées dans la collaboration avec les nazis. Elles se sont déshonorées. Elles ont déshonoré la France. Donc, les Français savent que ce qui est arrivé hier peut se reproduire demain :

- pendant la Guerre froide, si les armées communistes avaient envahi la France, les élites syndicales, les élites patronales, les élites judiciaires, etc. se seraient vautrées dans la collaboration ? Ou alors elles auraient résisté ? A votre avis ?

- dans quelques décennies, si les armées islamistes envahissent la France, les élites syndicales, les élites patronales, les élites judiciaires, etc. se vautreront dans la collaboration ? Ou alors elles résisteront ? A votre avis ?

L'Occupation marque une rupture historique, anthropologique, chez les Français : la confiance envers les élites est brisée à jamais.

Ecrit par : Instit | 21.11.2007

Tout a fait d'accord avec vous sur l'attitude des elites. Ces personnes sont des etres humains qui sont comme tout le monde prets a faire des concessions pour sauver leur vie/salaire/travail/pouvoir/statut/... surtout s'il sont conscients que celui qui decide n'eest pas pret a negocier ou qu'on n'a aucun argument valable a opposer.

L'erreur en France a peut etre ete de ne pas rellement tout remettre a plat apres la guerre et d'avoir permis a des personnalites "collabos" de revenir sur le devant de la scene, somme l'ont fait des personnalites communistes dans les pays de l'Est apres la chute du rideau de fer.

Les Pays-Bas aussi ont ete occupes et ont vecu de sombres histoires de collaboration, pourtant leur indice de confiance est bien meilleur. Preuve qu'en 60 ans on peut tout de meme changer la donne.
De plus imaginez ce que ca a du etre en Allemagne apres-guerre...

Ecrit par : Zoerfel | 21.11.2007

La différence, c'est qu'en France, TOUTES les élites ont collaboré avec les nazis : les élites syndicales, patronales, judiciaires, policières, intellectuelles, universitaires, artistiques, religieuses, etc.

Comment voulez-vous que les Français fassent confiance en leurs élites ?

Ecrit par : Instit | 21.11.2007

Une élite, si tant soit peu ,en soyons-nous une, n'a et ne peut collaborer
Merci pour la pub : Les libéraux

Ecrit par : ALAN DE BX | 21.11.2007

En partant de ce principe le pays n'ira pas loin. La confiance ca se (re)gagne.
Heureusement pour moi, je n'ai pas vecu cette sombre epoque, mais les gens de ma generation ne devraient plus avoir ce genre de prejuges. En plus du fait qu'il est difficile de juger de l'attitude des gens sans etre dans leur position, ni connaitre le contexte.

Ecrit par : Zoerfel | 21.11.2007

« Alain Peyrefitte.- Et Paul Morand ?

Charles de Gaulle.- Lui, c’est pire encore ! Laval ne lui demandait même pas de rentrer. Londres et Vichy étaient prêts à accepter le maintien de sa mission économique ; elle pouvait entretenir des liens discrets, tout en ne faisant pas obstacle à ce que les relations diplomatiques soient officiellement rompues… Il est parti par le même bateau que l’ambassade. On ne voulait pourtant pas de lui à Vichy et on lui a tenu rigueur de son abandon de poste. Il était victime des richesses de sa femme, qui était roumaine, comme vous savez. Pour les récupérer, il s’est fait nommer ministre de Vichy à Bucarest. Puis, quand les troupes russes se sont approchées, il a chargé un train entier de tableaux et d’objets d’art et l’a envoyé en Suisse. Il s’est ensuite fait nommer ministre de Vichy à Berne, pour s’occuper du déchargement.

Alain Peyrefitte.- Vous pensez que la collaboration et la fortune avaient partie liée ?

Charles de Gaulle.- Vous ne croyez pas si bien dire ! Ce qui a rendu si rares les Français libres, c’est le fait que tant de Français soient propriétaires. Ils avaient à choisir entre leur propriété – leur petite maison, leur petit jardin, leur petite boutique, leur petit atelier, leur petite ferme, leur petit tas de bouquins ou de bons du Trésor – et la France. Ils ont préféré leur propriété. Quels ont été les premiers Français libres ? Des braves types comme les pêcheurs de l’île de Sein, qui ne possédaient que leur barque et l’emmenaient avec eux ; des garçons sans attaches, qui n’avaient rien à perdre ; des Juifs qui se sauvaient parce qu’ils devinaient qu’ils allaient tout perdre. Ceux qui avaient à choisir entre les biens matériels et l’âme de la France, les biens matériels ont choisi à leur place. Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent. » (Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, tome 1, Fayard, p.148)

Ecrit par : Instit | 21.11.2007

Je ne comprends pas tres bien ou vous voulez en venir. Doit-on se mefier de tous les proprietaires d'un bien/titre/status ou ceux qui ont quelque chose a perdre en general ?
C'est normal que les premier a se revolter sont ceux qui n'ont rien a perdre. Cela ne justifie pas le manque de confiance latent en France, ni ne contredit ce qui est enonce dans le rapport.

Ecrit par : Zoerfel | 21.11.2007

De Gaulle disait que ceux qui possèdent de l'argent ou du pouvoir ont toujours trahi la France. Avait-il tort ?

Comment voulez-vous que le peuple français ait confiance en ses élites, puisqu'il pense qu'elles ont toujours pris " le parti de l'étranger " en cas de guerre, toujours pour citer De Gaulle ?

J'ai l'impression que le peuple français voit ses élites comme étant une cinquième colonne, toujours prête à trahir la France à la prochaine invasion.

Que dirait De Gaulle si il revenait aujourd'hui ? Que répondrait De Gaulle à tous ces maître-chanteurs qui disent : " Baissez mon impôt sur le revenu, baissez mon impôt sur la fortune, baissez mon impôt sur les stock-options, sinon je quitte la France. "

De Gaulle n'avait aucune confiance en nos élites. Avait-il tort ?

Ecrit par : Instit | 21.11.2007

Je pense que le "toujours" est exagere. Il dit simplement que les gens ayant quelque chose a perdre n'ont pas reagi les premiers pendant l'occupation. Mais dans les pays ou un regime totalitaire s'installe il se passe la meme chose.

L'exemple que vous citez en fin d'intervention est typique du corporatisme qui ronge la France, car vous parlez de "maitre-chanteurs" appartenant a un groupe social bien defini. Si les niches fiscales et autres statuts speciaux n'existaient pas, ces gens la ne pourraient rien demander, au meme titre que les maitre-chanteurs des regimes speciaux.

Ecrit par : Zoerfel | 21.11.2007

Enfin, collaborer en temps de guerre avec une armée d'occupation est une chose, quitter son pays en temps de paix -y compris pour des raisons fiscales- en est une autre.

De Gaulle était un conservateur trés intelligent avec une vraie colonne vertebrale mais c'est un conservateur.

Conservateur qui se faisait donc 'une certaine idée de la France'.
Conservateur pour qui les personnes étaient naturellement subordonnées à la nation.
Enfin la nation, l'Etat-Nation plutot..

En ce qui me concerne, ma nation c'est ma langue, ma culture, des paysages, c'est pas un Etat. Le pain que je mange, les traditions culinaires font que je m'identifie (entre autres) à la France, mais l'Etat n'a rien à voir avec les baguettes ou le petit salé.

J'ai rien contre l'Etat, son bon fonctionnement est une condition essentielle de nos libertés.. mais ce n'est ni mon Dieu, ni ma nation.

A ce titre refuser de sacrifier une trop grande partie de ses revenus à un Etat soit disant pour prouver son appartenance à une nation me semble assez légitime.

Tout comme est assez légitime de ne s'identifier à aucune nation d'ailleurs..

Ecrit par : Daniel T | 21.11.2007

Zoerfel, nous sommes d'accord.

Je suis pour la suppression de tous les régimes spéciaux.

Je suis pour la suppression de toutes les niches fiscales.

" Refuser de sacrifier une trop grande partie de ses revenus à un Etat soit disant pour prouver son appartenance à une nation me semble assez légitime. " Daniel Tourre, ce n'est pas pour prouver votre appartenance à une nation qu'on vous demande de payer des impôts à l'Etat. C'est pour que l'Etat aide les pauvres, c'est pour que l'Etat protège les faibles.

Payer des impôts, vous appelez ça " sacrifier une trop grande partie de ses revenus à un Etat " ?

Ecrit par : Instit | 21.11.2007

Non pas payer des impots en général. Payer des impots est necessaire d'abord pour assurer le fonctionnement de l'Etat lui même.

C'est payer des impots à un niveau confiscatoire auquel je faisais allusion. Le lien avec la nation est une réponse au parti de l'étranger de De gaulle que vous citiez.

Maintenant, l'Etat aide souvent trés mal les pauvres, voir les créer lorsque justement il étouffe l'activité économique avec des impots confiscatoires.
Si l'Etat aidait les plus faibles, ça se saurait...

Sinon nous sommes d'accord sur la suppression des régimes spéciaux et les niches fiscales.. comme quoi rien n'est perdu.

Ecrit par : Daniel T | 21.11.2007

"Je suis pour la suppression de tous les régimes spéciaux.

Je suis pour la suppression de toutes les niches fiscales."

Faites attention Instit vous avez des positions libérales! Euh… je veux dire ultra-néo-libérales bien sûr. ;) :D

PS: pour ceux qui ne saisissent pas la blague, c'est quelque chose qu'appellent de leur voeux les libéraux (comme la suppression des subventions aux entreprises au passage).

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Mateo, je ne suis pas anti-libéral. Je suis même souvent d'accord avec les partisans du libéralisme économique. Je suis pour un secteur privé fort, conquérant. Ca ne me dérange absolument pas.

Mais je suis aussi pour un Etat fort.

"Maintenant, l'Etat aide souvent trés mal les pauvres, voir les créer lorsque justement il étouffe l'activité économique avec des impots confiscatoires. Si l'Etat aidait les plus faibles, ça se saurait..." Daniel Tourre, est-ce que vous croyez vraiment ce que vous écrivez ? Ou alors vous plaisantez ?

Vous préfèreriez laisser l'aide aux pauvres à la bonne volonté de chacun ? Vous préfèreriez laisser l'aide aux pauvres de façon facultative, sans coercition venant de l'Etat ?

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Perso, je suis libéral-social, et je pense également que l'aide aux plus démunis devrait faire partie des tâches régaliennes. Le terme n'est peut-être pas approprié, alors je dirais pour nuancer que cela devrait faire partie des prérogatives de l'état.
De plus, j'aurais tendance à ajouter la protection de l'environnement pour le cas des pollutions mal prises en compte par la simple défense de la propriété (pollutions des fluides "non contraints" - air, mers/océans etc. - par exemple)

Résumons donc: l'état devrait s'occuper:
- de la défense du pays et des citoyens (diplomatie, armée, police)
- de la justice
- de l'aide INDIVIDUELLE aux plus démunis. De façon raisonnable et temporaire, bien évidemment, et non comme cela est le cas aujourd'hui.
- de la protection de l'environnement pour le cas où la défense de la propriété n'est pas ou peu efficace. Mais évidemment, je suis contre les solutions proposées par les différents écolo qui me font plus penser à la décroissance qu'à autre chose

Alors oui, je sais, la redistribution éloigne de l'optimum économique, le pays est moins riche globalement et certainement qu'il se trouvera des personnes qui profiteront du pouvoir qui leur est confié ou de leurs connaissances pour détourner/profiter de l'argent destiné aux plus pauvres. Et bien je suis prêt à faire ces concessions.

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Je ne suis pas plus non anarcap...
et cela ne me choque pas que l'Etat puisse utiliser des impots dans certaines situations pour aider les plus pauvres. Surtout en ce qui concerne l'éducation et la santé. Et c'est parfaitement compatible avec un niveau de prélevement beaucoup plus bas qu'actuellement.

Pour faire trés vite, la pauvreté est un sujet complexe que je veux traiter dans mon texte sur le libéralisme, mais là je travaille sur les monopoles... Il faut définir la pauvreté, monetaire, absolue, relative..ect Il faut faire la distinction entre la luttre contre la pauvreté et le projet politique d'une société égalitaire. Il faut distincter des protections de type assurancielle/mutuelle contre le chomage/maladie et les distributions.

Pour ce qui est de l'Etat, oui c'est un pompier pyromane.

Quant l'Etat créé à cout de reglementations/impots/salaire minimum un chomage de masse, il n'aide pas les faibles.

Quant il saborde le marché du logement en ne faisant pas respecter le droit à la propriété ne permettant qu'aux fonctionnaires/cadres fils de fonctionnaires/cadres d'accéder à la location, il n'aide pas les plus faibles.

Quant il organise trés mal la sécu, créant un faux marché libre (certaines belles ames s'insurgent sur la franchise de 1 euro.. ils n'ont jamais regardé la feuille de paie d'un smicard ?), il n'aide pas les plus faibles.

Quant il bloque aux frontieres les aliments/textiles bon marché, tout ça pour sauver une poignée de salariés à un cout exorbitant, il n'aide pas les plus faibles.

Quant, il entretient une université centralisé soviétique sabordant les chances de jeunes (j'en ai fait parti mais j'avais des parents derriere moi), il n'aide pas les plus faibles.
Quant il manipule la monnaie, créant l'inflation qui appauvrit les plus pauvres sans toucher aux patrimoines des plus riches (en pierre ou en actions), il n'aide pas les plus faibles.

Alors évidement à force d'arroser, y'a quelques gouttes qui aident les plus faibles.. mais quel gachis ! quel boulet pour les plus faibles.

Ecrit par : Daniel T | 22.11.2007

Le problème, c'est la collectivisation de l'aide. Par exemple, l'état crée des logements sociaux, ce qui crée des distorsions sur le marché du logement (le privé est plus cher), des abus (une proportion très importante des personnes habitant en logement social ont des revenus qui ne correspondent plus aux critères d'admission en logement en social, en clair, qui ont les moyens d'habiter dans le privé), etc., au lieu de verser des aides aux personnes pour qu'elles puissent se loger dans le privé.

Vous l'aurez compris, je suis un fervent défenseur du "chèque logement" accordé à tous et dégressif en fonction du revenu (à partir d'un certain niveau de revenu, il est égal à 0).

De la même manière, la santé est gérée par l'État. Ce n'est pas son rôle. Le rapport qualité prix sera bien meilleur si la Sécu n'était pas en situation de monopole! Bien sûr, il faudrait accompagner la libéralisation de la santé par des "chèques santé" dégressifs en fonction du revenu, l'interdiction pour les société d'assurance santé de sélectionner les clients et l'obligation pour celles-ci d'inclure dans leurs offres un panier de soins et de services minimaux.

Mais tout ça ne risque pas d'arriver en France, à moins d'une crise financière majeure (qui devrait arriver d'ici 5 à 20 ans)

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

" Pour ce qui est de l'Etat, oui c'est un pompier pyromane."

Daniel Tourre, les pompiers pyromanes, la justice les neutralise et les envoie en prison.

Puisque l'Etat est un pompier pyromane, QUI doit protéger les pauvres des incendies ?

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Nous! Avec nos bulletins de vote.
Mais ce n'est pas facile dans notre médiacratie de lutter contre la démagogie, le clientélisme et le corporatisme de nos hommes politiques.
Personnellement, j'ai quasiment perdu tout espoir… :(

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Puisque l'Etat est un pompier pyromane, QUI doit protéger les pauvres des incendies, concrètement ?

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Nous! Avec nos bulletins de vote.
Mais ce n'est pas facile dans notre médiacratie de lutter contre la démagogie, le clientélisme et le corporatisme de nos hommes politiques.
Personnellement, j'ai quasiment perdu tout espoir… :(

Concrètement, en ne votant pas pour élire un pompier pyromane de plus. Mais comme je le disais, ce n'est pas facile et j'ai perdu espoir… :(

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Je ne comprends pas.

QUI devra prendre le relais de l'Etat pour aider les pauvres ?

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Je pense avoir longuement expliqué dans un post précédent que l'État devait s'occuper de l'aide aux plus démunis: "Perso, je suis libéral-social, et je pense également que l'aide aux plus démunis devrait faire partie des tâches régaliennes. Le terme n'est peut-être pas approprié, alors je dirais pour nuancer que cela devrait faire partie des prérogatives de l'état. […]"

Peut-être as-tu loupé ce post?

Enfin bref, en tout cas, et comme je l'expliquais également dans un précédent post, l'État s'occupe mal des plus démunis et plus grave encore "fabrique" des pauvres (d'où l'expression pompier pyromane).

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Si l'Etat fabrique des pauvres, il faut le supprimer.

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Oops, je viens de me relire et viens de comprendre pourquoi tu ne comprenais pas: je me suis embrouillé dans ma phrase, désolé.
Je ne voulais pas dire qu'il ne fallait pas voter, mais voter contre les pompiers pyromanes, afin qu'ils ne soient pas élus.

Malheureusement, aux dernières élections, il n'y avait que ça (personnellement, j'avais l'impression que Bayrou l'était un peu moins que les autres à cette époque, mais on était loin du compte quand même).

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

"Si l'Etat fabrique des pauvres, il faut le supprimer."

Non, je ne pense pas qu'il faille le supprimer, je ne suis pas personnellement anarcho-capitaliste. D'autres seraient d'accord avec vous, ce n'est pas mon cas.

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Non pas le supprimer, le diminuer, et modifier la façon de fonctionner de ce qui reste..

Pour le reste, Mateo a donné des bonnes pistes..

Ecrit par : le libéralisme pour les débutants | 22.11.2007

Bon, d'accord, on diminue l'Etat.

On diminue l'Etat.

En fait, ça a commencé en 1986, non ?

En 1986-1988, le Premier Ministre Jacques Chirac privatise quatre groupes industriels : Saint-Gobain, la Compagnie Générale d’Electricité (CGE), la Compagnie Générale de Constructions Téléphoniques (CGCT), Matra.
- Il privatise deux compagnies financières : Paribas, Suez.
- Il privatise cinq banques : la Société Générale Alsacienne de Banque (Sogenal), la Banque du Bâtiment et des Travaux Publics, la Banque Industrielle Mobilière Privée (BIMP), le Crédit Commercial de France (CCF), la Société Générale.
- Il privatise la Mutuelle Générale Française (MGF).
- Il privatise un groupe de communications, Havas.
- Il privatise aussi la chaîne de télévision TF1 au nom du « mieux-disant culturel » !

En 1993-1995, le Premier Ministre Edouard Balladur privatise :
- Rhône-Poulenc
- Elf Aquitaine
- Renault
- la Société Nationale d’Exploitation Industrielle des Tabacs et Allumettes (SEITA)
- l’Union des Assurances de Paris (UAP)
- la Banque Nationale de Paris (BNP).

En 1997-2002, le Premier Ministre Lionel Jospin privatise :
- Thales.
- Thomson Multimedia
- Aerospatiale.
- Renault
- le Groupe des Assurances Nationales (GAN)
- la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP)
- le Crédit Industriel et Commercial (CIC)
- la Société Marseillaise de Crédit (SMC)
- le Crédit Lyonnais
- la banque Hervet
- la Société Française de Production (SFP)
- Eramet.

Lionel Jospin fait aussi des privatisations partielles :
- France Télécom
- Air France
- les Autoroutes du Sud de la France

En 2002-2005, le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin privatise :
- France Télécom
- la Société Nationale d’Etude et de Construction de Moteurs d’Aviation (SNECMA)
- Air France.

En 2005-2007, le Premier Ministre Dominique de Villepin privatise :
- la Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France (SANEF)
- les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR)
- les Autoroutes du Sud de la France (ASF)

Dominique de Villepin fait aussi des privatisations partielles :
- Electricité de France (EDF)
- Gaz de France (GDF)
- la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée (SNCM)
- les Aéroports de Paris (ADP)
- la Direction des Constructions Navales (DCNS). La DCNS travaille pour la défense nationale.

Depuis 1986, on n'a pas arrêté de diminuer l'Etat.

Depuis 1986, la France va mieux ?

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Il y a beau avoir eu des privatisations, l'État continue à "gonfler".
Les dépenses publiques représentent aujourd'hui 55% du PIB!!! Les prélèvements 45%! Et ne parlons pas de la dette, qui a dépassé les 60% depuis quelques années…

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Je me rappelle parfaitement qu'en 1986, Jacques Chirac nous expliquait que les privatisations servaient avant tout à faire baisser la dette publique.

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

En même temps, si on commence à croire ce que dit Chirac (bientôt en prison, espérons)…

Ça fait combien de temps que la France n'a pas présenté un budget équilibré?

Mais comment s'en étonner? L'État continue à grossir, grossir, s'occupe de plus en plus de domaines qui sortent de son rôle, l'hyper-réglementation est toujours aussi galopante etc.
Comment s'étonner ensuite que les dépenses augmentent sans cesse?

PS: désolé je dois y aller, je suis déjà à la bourre :P

Ecrit par : Mateo | 22.11.2007

Depuis 1986, le libéralisme économique a fait des progrès en France : le gouvernement qui a le plus privatisé est le gouvernement de ... Lionel Jospin.

Depuis 1986, on a diminué l'Etat.
On a diminué l'Etat-patron.
On a diminué l'Etat-chef d'entreprise.

Depuis 1986, plus on a diminué l'Etat économique, plus on a dû " gonfler " l'Etat social.

Plus on a diminué le rôle de l'Etat dans l'économie, plus on a dû " gonfler " le rôle de l'Etat-brancardier devant l'afflux des nouveaux pauvres.

Plus on a affaibli l'Etat sur le plan économique, plus ça a créé de pauvres, et plus on a dû augmenter le rôle de l'Etat social.

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Depuis 1986, le libéralisme économique a fait des progrès chez nos dirigeants politiques de droite et de gauche. Les uns comme les autres ont dénationalisé, privatisé, dérèglementé, etc.

Bilan :
- une dette publique qui explose
- une France en faillite
- toujours plus de pauvres.
En 1985-1986, les Restos du Cœur ont distribué 8,5 millions de repas.
En 1987-1988, les Restos du Cœur ont distribué 22 000 000 de repas.
En 1991-1992, les Restos du Cœur ont distribué 29 000 000 de repas.
En 1994-1995, les Restos du Cœur ont distribué 50 000 000 de repas.
En 1996-1997, les Restos du Cœur ont distribué 61 000 000 de repas
En 2005-2006, les Restos du Cœur ont distribué 70 000 000 de repas.
En 2006-2007, les Restos du Coeur ont distribué 81 700 000 repas.

Depuis 1986, le libéralisme économique a été au pouvoir. Son bilan est négatif.

Ecrit par : Instit | 22.11.2007

Le libéralisme économique au pouvoir depuis 86??!! C'est une blague? Du second degré?
L'État est de plus en plus en plus omniprésent, je dirais même omniscient.

Depuis 73 (si mes souvenirs sont exacts), les dépenses publiques ne cessent d'augmenter (comparativement au PIB)… avec les résultats que l'on connaît (et dont tu donnes certains chiffres).

Cela constitue une quasi-preuve de l'inefficacité des politiques entreprises jusqu'à présent, qui consistent essentiellement en toujours plus d'État, et ce, dans tous les domaines.

Un petit peu de libéralisme, rien qu'un tout petit peu, serait une bonne chose, mais je doute franchement que cela arrive, la France étant depuis très (trop) longtemps aux mains des conservateurs et des socialistes…

Ecrit par : Mateo | 23.11.2007

Ce n'est pas parce-que tu privatises deux-trois entreprises que tu as une politique libérale!

Olivier Besancenot, souhaite par exemple, comme les libéraux, la légalisation des drogues et l'arrêt des subventions aux entreprises. Cela fait-il de lui un libéral?

Ecrit par : Mateo | 23.11.2007

Drogues douces, pardon.

Ecrit par : Mateo | 23.11.2007

" Tu privatises deux-trois entreprises " Je rappelle la liste :

En 1986-1988, le Premier Ministre Jacques Chirac privatise quatre groupes industriels : Saint-Gobain, la Compagnie Générale d’Electricité (CGE), la Compagnie Générale de Constructions Téléphoniques (CGCT), Matra.
- Il privatise deux compagnies financières : Paribas, Suez.
- Il privatise cinq banques : la Société Générale Alsacienne de Banque (Sogenal), la Banque du Bâtiment et des Travaux Publics, la Banque Industrielle Mobilière Privée (BIMP), le Crédit Commercial de France (CCF), la Société Générale.
- Il privatise la Mutuelle Générale Française (MGF).
- Il privatise un groupe de communications, Havas.
- Il privatise aussi la chaîne de télévision TF1 au nom du « mieux-disant culturel » !

En 1993-1995, le Premier Ministre Edouard Balladur privatise :
- Rhône-Poulenc
- Elf Aquitaine
- Renault
- la Société Nationale d’Exploitation Industrielle des Tabacs et Allumettes (SEITA)
- l’Union des Assurances de Paris (UAP)
- la Banque Nationale de Paris (BNP).

En 1997-2002, le Premier Ministre Lionel Jospin privatise :
- Thales.
- Thomson Multimedia
- Aerospatiale.
- Renault
- le Groupe des Assurances Nationales (GAN)
- la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP)
- le Crédit Industriel et Commercial (CIC)
- la Société Marseillaise de Crédit (SMC)
- le Crédit Lyonnais
- la banque Hervet
- la Société Française de Production (SFP)
- Eramet.

Lionel Jospin fait aussi des privatisations partielles :
- France Télécom
- Air France
- les Autoroutes du Sud de la France

En 2002-2005, le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin privatise :
- France Télécom
- la Société Nationale d’Etude et de Construction de Moteurs d’Aviation (SNECMA)
- Air France.

En 2005-2007, le Premier Ministre Dominique de Villepin privatise :
- la Société des Autoroutes du Nord et de l’Est de la France (SANEF)
- les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR)
- les Autoroutes du Sud de la France (ASF)

Dominique de Villepin fait aussi des privatisations partielles :
- Electricité de France (EDF)
- Gaz de France (GDF)
- la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée (SNCM)
- les Aéroports de Paris (ADP)
- la Direction des Constructions Navales (DCNS).

Ecrit par : Instit | 23.11.2007

Nous ne devons pas confondre les différentes missions de l'Etat :

- l'Etat-patron, l'Etat-chef d'entreprise

- l'Etat social, l'Etat brancardier

Nous pouvons remarquer que, depuis 1986, on a diminué l'Etat-patron.

La conséquence : toujours plus de pauvres. On a donc dû " gonfler " l'Etat brancardier.

La loi économique est donc la suivante : moins il y a d'Etat-patron, plus il y a de pauvres, et plus on doit les aider en gonflant l'Etat-social pour aider les pauvres.

Ecrit par : Instit | 23.11.2007

Quand d'un autre cote on eleve des barrieres protectionnistes, subventionne des secteurs en difficulte, joue le jeu des corporatismes, reglemente a outrance, on ne peut pas dire que la politique soit liberale, simplement en raison de privatisations.
Comme le dit Mateo, si demain le gouvernement legalisait les drogues douces et arretait les subventions aux entreprises, dirait-on que la France applique une politique trotskyste ?

Ecrit par : Zoerfel | 23.11.2007

Vous ne pensez pas que depuis 1986, le libéralisme économique a fait des progrès en France ?

Ecrit par : Instit | 23.11.2007

quand on voit le nombre de personnes pour qui "liberal" est une insulte, je n'en suis pas tres sur.
Voyez aussi la difficulte pour creer son entreprise ou gerer son personnel, et les charges attenantes. Tout cela n'est pas trop dans la lignee du liberalisme.
Maintenant il est vrai que des privatisations ont eu lieu, mais ce n'est pas tout.

Ecrit par : Zoerfel | 23.11.2007

Depuis 1986, il n'y a pas eu de dérèglementations ?

Depuis 1986, il n'y a pas eu de baisses de charges ?

Ecrit par : Instit | 23.11.2007

Dans les telecom ca a tres bien marche en tout cas, car ca a ete bien fait.

Ecrit par : Zoerfel | 23.11.2007

Une politique libérale (même uniquement économique) est un tout, un ensemble cohérent. Ce n'est pas parce-que tu procèdes à quelques privatisations que tu as une politique libérale.
C'est une bonne chose que ces entreprises aient été privatisées, et ce fut un pas vers un peu plus de liberté (liberté de choisir sa compagnie aérienne, de téléphone etc.). Mais en même temps, le libéralisme a largement reculé dans à peu près tous les domaines.

Des allégements de charge? Où ça? Prendre à Paul pour donner à Jacques, ce n'est pas un allégement de charges. Ne parlons même pas des subventions accordées à ceux qui savent influencer le mieux le gouvernement en place ou les trappes à bas salaire du genre réductions de charges pour les salaires les plus modestes.

On en est arrivé à ce système "bâtard" et inefficace, fabricant d'armes d'exclusion massive.
C'est la société tout entière qui a besoin d'être libérée!

Ecrit par : Mateo | 23.11.2007

" le libéralisme a largement reculé dans à peu près tous les domaines. "

Bon, j'ai l'impression d'être entré dans la quatrième dimension. Je parle avec des extra-terrestres. Je m'en vais.

Ecrit par : Instit | 23.11.2007

C'est parce-que pour toi quelques privatisations (et les quelques libéralisations de marchés qui vont avec) = politique libérale. Ce n'est pas ça une politique libérale!

Evidemment, c'est ce que martèle les médias, les politiques, les profs, les syndicalistes etc. à longueur de journée, difficile de ne pas y croire.

Bon, peut-être que ma phrase est un peu forte… Il y a des domaines où il y a eu de bonnes améliorations, heureusement.
Mais ce que je vois moi, c'est un État de plus en plus présent, de plus en plus dépensier, de plus en plus de réglementations absurdes, de plus en plus de "commissions", de plus en plus "d'observatoires de", "d'agences pour", de plus en plus d'assistanat, de plus en plus de clientélisme, de plus en plus de subventions accordées aux secteurs qui savent le mieux quémander (par la force, le lobbying, le copinage, la corruption etc.), de plus en plus de corporatisme, de plus en plus d'atteintes aux libertés etc. La liste est tellement longue!

Ecrit par : Mateo | 23.11.2007

Bonjour. Votre dicussion, certes interressante, n'évoque guère ce..."rapport" (scientifique ??....).C'est pourtant bien dommage : il est admirable pour sa duplicité, un modèle du genre. Totalement orienté a priori. C'est en fait le type "d'étude" qui sélectionne des "preuves", et qui les interroge (ou qui les "interprète") de manière à formuler ensuite des conclusions inscrites dans les questions posées au départ....Par exemple, le passage qui "démontre" l'inégalité du rapport aux allocations chômage en France pour un citoyen est splendide : un monument de malhonnêteté.
Chapeau bas : Dans un cours d'epistémologie, ce rapport montrerait bien tout ce qu'il ne faut surtout pas faire pour prétendre atteindre une certaine objectivité. Du grand art.
Je suis épaté...

Yannos.(:)).todeti (qui se marrent...)

Ecrit par : yannos.(°°).todeti | 07.12.2007

Désolé si le sujet a dévié, mais c'est pas moi qui ai commencé monsieur, c'est Instit, d'abord ;)

Je n'ai pas encore lu ce rapport, si ce n'est le résumé et l'introduction. Habitant à l'étranger depuis un an, je suis plutôt en accord avec ce que j'ai lu dans ces premières pages, et ai constaté cette plus forte défiance au sein de la société française.
Avant de perdre mon temps à le lire, quels sont les faits, statistiques, conclusions etc. qui sont inexacts, voire faux?

Ecrit par : Mateo | 07.12.2007

Je vous réponds : On peut démontrer le faux. Ceci est connu au moins depuis Aristote (Organon IV, seconds analytiques). Le problème ici ne concerne pas "les faits", car ils ne tombent pas du ciel, "ni les statistiques", car ce sont seulement des données qui demandent un travail d'interprétation, ni les "conclusions", car elle ne peuvent être déduites qu'après une synthèse construite d'après l'hypothèse de départ, laquelle ne pourra être validée que par l'interprétation des données.

S'il y a "malhonnêteté" intelectuelle ici, celle-ci ne provient donc que de la sélection de certaines statisques qui sont interrogés selon un angle a priori. En clair : il y a un manque de probité dans l'usage de la méthode. L'hypothèse de départ qui doit guider la recherche n'en pas une : Elle est un dogme auquel les "faits" doivent se conformer. Pour exemple : dire que l'assurance chômage contredit en france à une exigence d'universalité parce que les résultats d'une enquête finalisée sous la forme de statistiques est une conclusion trop rapide, voire erronée. Car, si le "tableau statistique" présente un écart plus large entre allocation moyenne et allocation maximale en france par rapport à d'autre pays d'europe, cela montre d'abord que la législation en ce domaine est différente en france que dans d'autres pays d'europe.
Dès lors, pour être "scientifique", cette étude devrait interrogée la spécificité de cette législation et la présenter à son lecteur, et ce afin de pouvoir éventuellement en critiquer le bien-fondé. Ainsi, l'on découvrirait qu'en France, notamment, le droit aux allocations chômage est corrélé au temps effectif de cotisation durant le dernier emploi occupé : Plus vous demeurez longtemps à un poste et plus la durée est maximale. Par ailleurs le taux pour l'allocation (l'indemnité journalière) est aussi corrélé avec le type d'emploi occupé : Un temps partiel donne un droit financier inférieur : Un temps partiel est calculé sur une base inférieur qu'un emploi à temps plein. Si vous prenez en compte ces deux "données" et que vous les liez à situation de l'emploi en France (multiplication des temps partiels et des emplois de courtes durées (3, 6,12 mois), vous comprenez alors qu'inévitablement (mécaniquement, si l'on peut dire) il ne peut exister qu'une grande disparité entre l'allocation maximale et l'allocation moyenne (en temps et en taux). Dès lors, la recherche s'enrichit, car il ne s'agit plus d'accabler la specificté Française en matière d'allocations chômage par rapport à d'autres pays, mais de peut être interroger la situation des types d'emplois proposés en France....Pourquoi donc tant de temps partiels ? (autorisés et encouragés sour le gouvernement de François miterrand, lequel n'était pas vraiment un grand libéral...) Dans quel bassin d'emploi les temps partiels se mutliplient-ils ? Pourquoi est-il plus avantageux d'embaucher de temps partiels, par exemple, chez Auchan, que d'embaucher un temps plein ?

Voilà...Je vous laisse le soin de lire et de, peut-être me répondre. Cette étude est malheureusement bien trop orientée...C'est comme du Canada dry : Ca ressemble à de la science, ça le goût de la science, mais, avec un trop grand zest d'Idéologie.

Yannos.(:)).todeti

Ecrit par : yannos.(°°).todeti | 07.12.2007

Désolé, je n'ai toujours pas lu l'étude ;)
Et je pense que je prêterai attention qu'aux statistiques données et ferai leur interprétation moi même.

Je reste quand même convaincu de la véracité de l'affirmation principale de cette étude, à savoir la présence d'une grande au sein de la société française, comparativement à la plupart des pays ayant un niveau de développement similaire, car c'est quelque chose que j'ai constaté ou dont on m'a fait l'écho.

Ecrit par : Mateo | 07.12.2007

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