10.11.2007

Perestroïka française, les reformes doivent être maintenues !

La France est malade à de son étatisme centralisé, de son dirigisme démagogique.. 

Des timides réformes semblent enfin être mises sur les rails, dont une qui me tient à coeur depuis longtemps.

J'ai souffert comme étudiant des dysfonctionnements de notre université.

Puis découvert dans d'autres pays européens ce qu'un campus voulait dire. C'était le jour et la nuit avec le système français.

 

L’autonomie des universités : Un premier pas dans la bon sens.

 

L’autonomie des universités est une réforme indispensable pour remettre les étudiants au cœur de l’université.

 

L’autonomie décidée par le gouvernement n’est pas parfaite mais elle va dans le bon sens.

 

Les étudiants ont de le droit de s’opposer à ceux qui, une nouvelle fois, leur volent la parole, les enfument pour davantage d’immobilisme.

 

L’université appartient à l’ensemble des étudiants, pas à une ultraminorité de militants d’extrême gauche qui se rejouent tous les deux ans une révolution sans risque.

 

 

Commentaires

Je suis moi-même étudiante, j'ai deux jobs à coté, j'ai choisi de reprendre mes études, histoire d'avoir un bagage qui me permettrai d'avoir d'autres optiques que l'usine.
Ma fac est bloquée, ça m'ennuie réellement de ne pas pouvoir aller en cours.
Seulement, ce que tu oublie de préciser, c'est que ça fait plus d'un mois que des manifs dénonçant la loi d'autonomie sont organisées, mais que plus haut rien ne bouge.
L'université doit rester laïque, ouverte à tous et à toutes.
Cette loi supprimerai les filières dites "non-rentables" comme histoire, géographie, anthropologie.
Et les diplômes actuels n'auront plus aucun poids au niveau national.
Une réforme est nécessaire, en tous cas pas celle de Pécresse.
De plus, en attendant la réouverture, rien n'empêche d'étudier par soi-même.

Ecrit par : Myrtille Mei | 16.11.2007

Myrtille,
D'abord bon courage pour tes études, j'imagine la difficulté de mener de front la fac et les deux jobs.

En lisant ton message, j'ai tout de même eu une vraie tristesse de voir que les arguments ressemblent comme de gouttes d'eau à ceux que sortaient les syndicats d'extreme gauche étudiants, il y a 14 ans (deja..) Rien n'a changé, et c'est à cause d'eux.
Rapidement.
a) Un gouvernement democratique élu n'a pas à céder ou même à négocier avec n'importe quelle petite minorité qui manifeste.

b) La loi ne supprime rien du tout, elle permet à chaque université d'évoluer, de tester, de gérer elle même. Aux USA, ou les universités sont automomes (et souvent privés), il y a des departements de sciences humaines, à ma connaissance beaucoup plus actifs que leurs homologues françaus.

c) Je te souhaite que tes diplomes aient un poids, et pas seulement au niveau national, mais aussi au niveau europeen, voir mondial. Et ce n'est pas l'uniformité centralisée qui permettra à un diplome une reconnaissance nationale..C'est la qualité des enseignements, des étudiants.. Le bidule national c'est du pipeau. Ceux qui t'ont expliqué cela sont soit des ignorants, soit des menteurs manipulateurs. Ou les deux.

Encore une fois, regarde les facs à l'étranger. Elles sont autonomes. Et dix fois supérieures aux universités françaises dans l'accueil des étudiants..y compris pour les plus pauvres- et dans la qualité du campus.

Ecrit par : Daniel T | 17.11.2007

Bonjour daniel T. Ah là...j'ai bien ris : Au fait en science humaine, tiens, par exemple, en philosophie, vous connaissez quoi de la recherche en france ?...Et de la qualité des enseignements aussi ?...S'il vous plait pas trop de généralité, mais des exemples...des développements reflètant une connaissance réelle...
Tiens, allez, je vous aide un peu : c'est moi qui commence.
Vous savez qu'en France, à montpellier, en section de philosophie (j'ai dis en "philosophie" : j'ai pas dis en "gestion des ressources humaines"...) vous pouvez faire une licence où l'une des professeurs était l'élève d'Emmnuel Lévinas ? Vous savez certainement aussi qu'un autre des professeurs est le traducteur italien de Gilles Deleuze et qu'il est un éminent spécialiste du XVII èeme siècle, et accessoiremment du Baroque et de Spinoza ? Etc...."Qualité de l'enseigenement". Et bien oui : il est là. Mais bon, ceci ne sont que de petits détails, pour vous, j'imagine...Slogan, slogan avant tout, n'est-ce pas ?
Yannos.(:)).todeti (qui se marrent, mais qui se marrent ici...)

Ecrit par : yannos.(öô).todeti | 07.12.2007

@Yannos,

Compte tenu de la qualité de vos interventions (si ! si!) je suis sur que votre rigueur vous a fait relevé le 'il y a des ../départements de sciences humaines plus actifs aux USA".
a) Ce qui implique que tous ne le sont pas.
b) ce qui n'implique pas que tous ceux qui sont en France sont une catastrophe.

C'était pour répondre à l'accusation -fausse- pretendant que hors le soviétisme à la française, pas de sciences humaines.

Maintenant la qualité de l'enseignement, ce n'est pas seulement celle que l'on trouve à trés haut niveau, c'est aussi celle que l'on trouve dés les trois, quatres premieres années.

Et là, c'est trés mauvais comparativement aux universités nordiques ou anglosaxonnes.
C'est culturel (en France le maitre et le disciple, amplifié par l'organisation (soviétique).
Les premieres années sont largement considérées par les profs comme de la chair à canon.
Chair à canon qui le leur rend bien puisqu'une grande partie considére que les enseignements sont optionnels.

On regarde 30 secondes ce qui se passe sur un campus américain/hollandais/ecossais par rapport à ce qu'il se passe en France, c'est le jour et la nuit.
Les moyens en sont une raison, l'autre est que personne n'est responsabilisé. Ni les profs vis à vis de leurs étudiants, ni les étudiants vis à vis de leurs profs...

Ecrit par : Daniel T | 07.12.2007

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