13.05.2007

Votez utile, votez libéral !

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Aux législatives, votez utile, votez libéral !

 

Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République par 19 millions de Français, 2 millions de suffrages de plus que pour la candidate socialiste. Cette election ne résulte pas du rejet d’une majorité sortante ou d’un vote par défaut, comme l’avait été l’élection de Jacques Chirac il y a cinq ans.

 

 Il marque bien la forte demande de changement des Français, que cette demande se soit exprimée au premier tour sur son nom, sur celui de François Bayrou ou de Ségolène Royal.

 

Le 10 juin, il lui faudra une majorité favorable aux réformes à l’Assemblée Nationale. Cette majorité d’élus doit incarner le changement, assumer un projet politique cohérent et avoir suffisamment d’indépendance d’esprit pour ne pas être qu’une chambre d’enregistrement des décisions du gouvernement.

Bref, une génération d’élus qui sauront dire oui aux réformes libérales, non aux impasses dirigistes ou conservatrices.

 

Voter UMP aux législatives dans la seconde circonscription, c’est voter pour l’apparatchik d’un parti surtout conservateur !

 

L’UMP est un parti surtout conservateur. Bien que largement majoritaire à l’Assemblée depuis 2002, l’UMP n’a brillé ni par son courage, ni par son poids sur les choix politiques du gouvernement alors qu’elle en avait la capacité. L’UMP rassemble de trop nombreux apparatchiks sans relief et sans convictions.

 

Le candidat UMP sortant pour la 2nd circonscription (5ème et une partie du 6 eme arrondissement de Paris), Jean Tibéri, en est le plus parfait exemple. Député de 1968 (sic), il aura défrayé la chronique judiciaire comme bras droit de Jacques Chirac, puis comme maire de Paris.

 

Si les Français ont voulu une politique de changement, de rupture en votant pour M. Sarkozy, ce n’est pas pour voir Jean Tibéri à l’Assemblée Nationale !

 

Les élus dont l'assemblée a besoin pour conduire les réformes doivent aujourd’hui réunir une vraie force de conviction, le courage d’assumer un projet libéral et l’indépendance d’esprit pour ne pas accepter certaines dérives inquiétantes du projet présidentiel.

 

Les élections législatives ne doivent pas être un chèque en blanc pour le nouveau président ni l’occasion pour un député-maire de cumuler deux mandats pour la quarantième année successive !

 

 

En réalité, Nicolas Sarkozy a besoin de nous pour être libéral.

 

Si certaines des idées du nouveau président sont d’inspiration libérale, on est encore très loin du compte. L’Etat est partout, il contrôle trop et mal, il empiète sur nos libertés sans pour autant tenir ses promesses.

 

Qui peut croire sérieusement que M. Sarkozy n’est pas un adepte du dirigisme d’Etat ? Son interventionnisme dans tous les domaines est là pour nous le rappeler.

 

Le nouveau président aura besoin de nous et d'élus libéraux pour lui rappeler que des voix libérales l’ont porté au pouvoir et que ce sont les réformes libérales dont la France a besoin.

 

Le nouveau président aura besoin de nous et des électeurs libéraux pour résister aux corporations privés ou publiques qui ne manqueront pas de faire feu de tout bois pour protéger leurs monopoles, leurs subventions ou leurs niches commerciales.

 

Si vous voulez des mesures utiles pour Paris, votez Alternative Libérale.

 

Les socialistes et les verts tiennent la mairie depuis 2001. Leurs candidats aux élections législatives  sont des membres de l’équipe municipale de Bertrand Delanoë. Quand nous interrogeons les gens dans la rue ou sur les marchés, la seule contribution positive de cette équipe qui nous est rapportée concerne Paris Plage ! En revanche les problèmes sérieux que sont la pollution, les transports, l’urbanisme, la propreté, l’absence de politique de la petite enfance sont autant de sujets de mécontentement des parisiens.

 

Nous avons, chez Alternative Libérale, des idées libérales pour améliorer la vie des Parisiens : libérer l’initiative privée et la démocratie locale, pour que les citoyens prennent en main les sujets de quartier qui les concernent, pour que le commerce local puisse se développer dans tous les quartiers, pour que les parents soient aidés dans la réalisation de projets pour la garde de leurs enfants ; libérer les transports, en permettant une augmentation drastique du nombre de taxis parisiens et en permettant à des compagnies de transport privées de participer au service public du transport ; réduire la fiscalité locale en réduisant les dépenses municipales inutiles ; faire en sorte que les HLM soient exclusivement destinés à ceux qui en ont besoin.

 

C’est à vous, électeurs, qu’il revient de donner votre voix à un candidat d’une nouvelle génération qui défend vos idées et vos valeurs le 10 juin prochain.

 

C’est à vous de mettre l’Assemblée Nationale au pouvoir !

11.05.2007

Etudiants en grêve, souvenirs, souvenirs...

Une dépêche de l’AFP me fait mesurer les progrès accomplis depuis mes vertes années, ou j’étudiais la physique dans les amphithéâtres de l’université de Jussieu :

« Des étudiants votent la grève et le blocage de la faculté de Tolbiac à Paris »

Le progrès n’est naturellement pas dans la grève, ni dans le blocage. Mais dans l’article indéfini ‘Des’.

Il y a 16 ans, cet article indéfini restait bloqué dans les claviers des grandes rédactions au profit de son concurrent totalitaire l’article défini ‘Les’.

« Les étudiants de Jussieu exigent que 20 milliards de dollars soit versé par les USA au peuple irakien en dédommagement de leur agression. » Je me rappelle de cette manchette parce que j’avais assisté à l’assemblée générale à l’origine de ce titre de Libération.

C’était la première guerre du Golfe, et Bush papa venait de renoncer à renverser à Saddam suite à une campagne foudroyante.

Pour la faune gauchiste qui fait le charme de nos campus (UNEF, Parti des Travailleurs, Ligue Communiste Révolutionnaire, Lutte Ouvrière, Ras le Front, No Pasaran, Jeunesse Communiste Révolutionnaire, Collectif Militant Trotskiste etc… etc.. etc… ), cette période était une ébullition permanente comme aux plus beaux jours du Vietnam.

On ressortait les vieux slogans sur l’impérialisme américain, on dépoussiérait les vieilles affiches, on organisait tractages, sitting, manifs anti-guerre, blocages, assemblées générales (AG pour les intimes) actions coup de poings, pétitions de solidarité avec le peuple irakien. Bref le bonheur, presque comme 68.

Ayant repéré, une jolie petite brunette qui m’avait distribué un tract à la sortie du métro avec un sourire à faire fondre le plus endurci de libéraux, je m’étais rendu dans l’AG Anti-guerre du jour dans l’espoir de la revoir.

Elle n’était pas là, mais elle m’a permis d’assister pour la première fois en direct à la fabrique de l’information.

C’était donc une AG contre la guerre en Irak, un amphi clairsemé ‘réquisitionné’ par les forces du bien, du vrai et du gauchisme, une trentaine de militants des dites forces reconnaissables à leur uniforme (Foulard palestinien, docmarteen’s rouges avec des étoiles anars griffonné dessus, pin’s SCALP de rigueur), et deux leaders de révolution sur l’estrade en train d’haranguer la foule (enfin les trente militants).

L’objet du débat était une motion sur les réparations que l’ogre américain devait verser immédiatement au peuple irakien. Lorsque je suis arrivé, la phrase « Les étudiants de Jussieu exigent que 5 milliards de dollars de dédommagement soit versé par les USA au peuple irakien en dédommagement de leur agression. » était en discussion.

Militant 1 :Copains  (Le mur venait de tomber, le mot ‘Camarade’ trop marqué politiquement était banni, la nouvelle norme était donc ‘Copain’), je trouve que le montant de 5 milliards, c’est trop peu, je propose plutôt 50 milliards     

Leader sur l’estrade : Est-ce que nous adoptons la motion de notre copain de la cinquième rangée pour les 50 milliards de dédommagement ?

Militant 2 : Non, je comprends ta rage, copain, mais il faut être raisonnable, je propose plutôt 20 milliards.-         

Militant 1 : Ok copain, ce montant me convient aussi.

Leader sur l’estrade : Parfait, nous procédons donc au vote pour la motion de 20 milliards de dollars. Qui est pour ?

La motion a été adoptée avec 27 voix contre 3. (Contre dont je faisais parti, les USA doivent m’en être éternellement reconnaissants.)

Cette grande guignolade m’avait plutôt amusé, l'absence de la brunette n'ayant été qu'un délai pour le rateau magistral que je me suis pris trois jours plus tard, lorsque je l'ai recroisé, fidéle au poste, en train de tracter à cette sortie de métro.

J’ai par contre un peu moins rigolé le lendemain, lorsque j’ai constaté dans quelques quotidiens très sérieux, une dépêche signalant que « Les étudiants de Jussieu exigent que 20 milliards de dollars de dédommagement soit versé par les USA au peuple irakien en dédommagement de leur agression. ».

 La poignée de 30 rigolos sur les milliers d’étudiants de Jussieu avait donc pu parler au nom de ces derniers grâce à ce ‘Les’, article défini, dans toute la presse française.

On retrouve cette tendance au ‘Les’ à chaque grève, pétition d’extrême gauche, incident politiquement correct répercuté par les médias : ‘Les lycéens’, ‘Les cheminots’, ‘Les intellectuels’, ‘Les ouvriers’, ‘Les jeunes’, ‘Les jeunes de banlieue’ etc…

Ce ‘Des’ dans la phrase « Des étudiants votent la grève et le blocage de la faculté de Tolbiac à Paris » est donc peut être l’hirondelle annonciatrice du printemps. Les médias vont peut être enfin nuancer chaque mouvement dit ‘social’ en mettant en avant, lorsque c’est le cas, le coté minoritaire et non représentatif des personnes à l’origine de ces dits-evenements…

Vivement le printemps.