27.01.2012
Ma démission du conseil national du Parti Libéral Démocrate
Bonjour,
J’ai présenté hier ma démission du conseil national du Parti Libéral Démocrate (et donc de porte parole et de premier conseiller du PLD).
Il est inutile de revenir longuement sur mon hostilité à une stratégie passant par un soutien à Bayrou. Je reste convaincu que cette stratégie est beaucoup trop prématurée le tout au moment même où une fenêtre historique s’offre à nous pour capter une attente grandissante chez nos sympathisants et dans une partie du grand public.
Ma sortie du conseil national me semble souhaitable pour plusieurs raisons :
a) Le rôle du premier conseiller est d'être le porte parole du conseil national face au bureau (président) et d'animer le conseil. Compte tenue de la stratégie adoptée par le PLD, je suis à la fois en porte à faux avec le conseil national qui a voté pour le soutien à Bayrou et vis à vis du bureau en qui je n'ai plus confiance pour mener le parti là où je voudrais qu'il aille.
Je me vois mal accompagner les détails d'une stratégie que je désapprouve.
b) Au cours des prochains trimestres, avec d’autres, je souhaite me lancer dans différentes activités militantes destinées au grand public et aux sympathisants libéraux (bastiat2012 etc..). Ces actions que j'aurais aimé être portées en partie par le PLD sous une autre forme (évidement pas un soutien à un mort..) peuvent parfois être en contradiction frontale avec la stratégie actuelle du PLD (attaques contre Bayrou). Avec le poste de premier conseiller representant le conseil et les adhérents, je risquerais de gêner le PLD ou d’être gêné par les positions du PLD.
c) Si la stratégie du PLD était un succès -ce que je souhaite sincèrement, le gâchis est déjà là autant en avoir les fruits-, cela serait une très bonne nouvelle. Le PLD serait dans ce cas un parti très différent et je me ferais une joie de reconnaître publiquement l’erreur que constitue mon pessimisme actuel sur cette stratégie. Dans tous les cas, ma présence pendant les mois avant ce succès n'apporterait rien, tout en limitant mes actions.
d) Si dans quelques mois ou trimestres, la stratégie du PLD est un échec ou un semi-succès, modifier à la marge la stratégie du PLD ne nous permettra plus de grossir en s'appuyant sur une partie du public libéral. Les prises de position de son président Aurélien Veron marquent significativement l'image du PLD. Un changement de stratégie ne pourra donc se faire que lors de nouvelles élections du conseil et du président dans 16 mois ou prématurément en cas de démission collective du conseil. Je préfère consacrer mon temps et mon énergie à construire ce qui me plait à coté plutôt qu'à tenter de freiner ce qui ne plait pas à l’intérieur sans pouvoir construire efficacement derrière.
Je regrette bien sûr cette situation, mais mon statut de simple adhérent libre de sa parole pendant quelques trimestres me semble être la meilleure solution.
Je reste donc bien sûr un adhérent du PLD. J’ai aimé travailler au sein de ce conseil national qui compte beaucoup de personnes de valeur méritant d’être soutenues et je garde des relations cordiales avec eux. Je leur souhaite bonne chance dans la réalisation de leurs objectifs. Je ne claque pas la porte, je fais juste trois pas en arrière doucement pour permettre à chacun de travailler au mieux de ce qu'il considère être les intérêts de la défense du libéralisme.
Cordialement
Daniel Tourre
11:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.01.2012
Sortie à la 3 ème semaine de février de Pulp Libéralisme
Finalement le livre ne pourra sortir qu'à la troisième semaine de Fêvrier.
Il y aura deux versions.
Une version couleur à 38 €.
Une version noir et blanc à 19 €.
Le contenu, le format des deux ouvrages sera strictement identique.
16:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2011
Sortie en janvier 2012 de 'Pulp Libéralisme' de Daniel Tourre
En janvier 2012, sortie de :
Pulp Libéralisme,
la tradition libérale pour les débutants
par Daniel Tourre
aux éditions Tulys.

En France, la vision politique de certaines personnes de bonne volonté manque un peu de recul.
Un livre destiné a présenter de manière familière les bases du libéralisme classique.
Pour des libéraux débutants qui n'ont pas le temps où l'envie de se plonger dans les textes classiques
Pour des passionnés de politique qui souhaitent avoir les grandes lignes de cette doctrine. (avec un accent sur le droit naturel et l'école autrichienne)
Pour les libéraux qui s'ignorent et qui découvront qu'une partie de leurs intuitions font partie de la tradition libérale.

C'est un ouvrage de 230 pages en format A4 en couleurs, illustré par des BD américaines des années 50 (Monstres improbables, Gangsters durs à cuire, Extraterrestres hostiles, Tragédies romantiques) dont le contenu des bulles a été ré-écrit.
Il contient 440 citations des grands auteurs libéraux, 460 illustrations et environ 400 courts paragraphes traitant d'un concept ou d'un auteur. Environ 40% des textes sont extraits du site "le libéralisme pour les débutants" www.dantou.fr.

"La raison pour laquelle le socialisme et l’étatisme gagnent du terrain, c’est que le libéralisme a été falsifié par un certain nombre de contresens ou de mythes qui sont autant de préjugés enseignés comme des vérités dogmatiques de la maternelle à l’université. Daniel Tourre s’emploie à les réfuter tout au long de son livre, avec des illustrations pédagogiques, accompagnées d’une connaissance pointue des doctrines et des théories scientifiques en présence. Car son livre n’est pas seulement un plaidoyer pour la liberté, c’est un véritable manuel d’initiation à une authentique philosophie de la liberté et du marché."
Extrait de la préface Par Damien Theillier, professeur de philosophie, président de l’Institut Coppet. http://www.institutcoppet.org/

"Daniel Tourre nous offre une vision en même temps simple et complète des fondements économiques et philosophiques de l'École Autrichienne d'économie. Ce courant de pensée hétérodoxe est le seul à expliquer les origines des troubles socio-économiques de nos jours sans faire appel au langage hermétique et confus des courants mainstream, comme le Keynésianisme ou le Néo-Walrasianisme. Cet ouvrage est une source accessible d'information à ceux désireux de connaître une autre théorie économique et philosophique qui échappe à la pensée unique interventionniste."
4 ème de couverture - Gabriel A. Giménez-Roche, professeur d'économie

Table des matières
Préface de Damien Theillier
Le libéralisme se réduit à l’économie de marché
Le libéralisme est anglo-saxon
Le libéralisme, c’est la droite de la droite
Le libéralisme, c’est le chaos
Le libéralisme, c’est la loi de la jungle
Le libéralisme, l’Homme réduit à l’homo-economicus
Le libéralisme, c’est l’absence de valeurs morales
Le libéralisme s’oppose aux droits de l’homme
Le libéralisme, c’est le droit de propriété contre les pauvres
Le libéralisme réduit la société à des agrégats comptables
Le libéralisme, c’est des prix qui ne reflètent pas la valeur
Le libéralisme, c’est la fin d’un salaire minimal
Le libéralisme, c’est les échanges au profit des puissants
Le libéralisme, c’est la mondialisation
Le libéralisme, c’est la concurrence libre et parfaite
Le libéralisme, c’est la tromperie commerciale
Le libéralisme, c’est la vie sacrifiée à des profits
Le libéralisme, c’est le chômage ou l’exploitation
Le libéralisme, c’est la pollution sans limite
Le libéralisme, c'est la spéculation contre la monnaie
Le libéralisme, c’est la hausse des prix
Le libéralisme, c’est l’argent fou
Le libéralisme, c’est le pouvoir à la finance et aux banques
Le libéralisme, c’est les diktats de la banque centrale
Le libéralisme, c’est le capitalisme sauvage
Le libéralisme, c’est les taux d’usuriers
Le libéralisme est responsable de la crise
Le libéralisme, c’est l’absence de solidarité santé
Le libéralisme, c’est la marchandisation de la culture

Tous droits réservés pour les textes.
Les illustrations sont extraites de comics tombées dans le public domain. http://digitalcomicmuseum.com/
25.10.2011
Tribune dans le nouvel obs plus de Daniel Tourre "Euro : Et si le problème de la BCE n’était pas le E, mais le BC ?"
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/179091;euro-et-si-le-probleme-de-la-bce-n-etait-pas-le-e-mais-le-bc.html
Euro : Et si le problème de la BCE n’était pas le E, mais le BC ?
La cause est entendue, la catastrophe monétaire que nous vivons aujourd’hui est une crise européenne. Si l’Euro s’effondre, c’est la faute à l’Europe.
L’union Européenne a certes beaucoup de défauts –sans jeux de mots-, mais le problème avec ce coupable trop parfait, c’est qu’il n’explique pas pourquoi depuis plus d’un siècle toutes les monnaies finissent par s’effondrer lentement ou rapidement. La caractéristique commune aux devises de l’immense cimetière monétaire des cent dernières années, ce n’est pas d’être Européennes, mais d’être pilotées par une banque centrale.
Euro : accident industriel exceptionnel ou usine à gaz mal conçue ?
Si un type d’usine finissait systématiquement par exploser, on s’interrogerait sur la conception de l’usine. Si un type d’avion finissait systématiquement pas s’écraser, on s’interrogerait sur la conception de l’usine. Les monnaies fiduciaires se crashent toutes les unes après les autres –ou perdent leur valeur dans des proportions abyssales- et manifestement personne songe à s’interroger sur l’organisation même de la production de monnaie. La faute vient toujours de circonstances particulières, la classe politique de tel pays est gaspilleuse et désinvolte, les spéculateurs qui sont cupides, les Chinois qui font ceci ou les Américains qui font cela. Ces circonstances sont –souvent- vraies mais il serait peut être temps de s’interroger sur un modèle monètaire résistant si mal à des circonstances certes particulières, mais non exceptionnelles.
Nous vivons dans un système monétaire organisé autour d’une banque centrale , d’une monnaie fiduciaire et de banques privées à réserves fractionnaires conduisant mécaniquement à l’affaissement de toutes les monnaies dont il a la charge. (1)
Ceux qui ont la charge de la monnaie –les Etats, toujours avides de ressources sans impots visibles ; les banques centrales, dont l’indépendance est très relative; et les banques privées, premières bénéficiaires des nouvelles liquidités, n’ont aucun intérêt à garder une monnaie saine, aucun intérêt à ne pas faire tourner la planche à billets vituelle.
Dans le même temps des apprentis sorciers –monétaristes comme keynesiens- prétendent planifier le crédit ou l’activité économique en fixant les taux d’intérêts à court terme, en dévaluant ou instaurant les fameux quantitative easing de banque centrale américaine. Ils ressemblent à des gamins de cinq ans ouvrant une lance à incendie pour arroser un pot de leur. La lance à incendie trop puissante les balade dans tous les sens de manière chaotique. Le pot de fleur, s’il en reste un après la crise, est ravagé.
La crise de l’Euro, au-delà de ses particularités, n’est pas un accident, mais la norme : les banques centrales sont structurellement incapables de maintenir une monnaie saine comme un secteur financier stable. Ce n’est pas par hasard : elles n’ont pas été conçues pour cela.
Des machines à piller les classes moyennes au profit des Etats et des grandes banques
La feuille de route des premières banques centrales avait le mérite d’être claire : piller discrètement des ressources au peuple au profit des Etats en diluant la monnaie, refondre les pièces avec moins de métaux précieux ou faire tourner la planche à billets.
La banque d’Angleterre est créée par le Roi William, au trône vacillant après des années de guerre civile, pour s’assurer discrètement des ressources sans mécontenter le peuple avec des impôts nouveaux. La banque de France est dotée de privilèges par un Napoléon souhaitant financer ses guerres par la planche à billets tout en arrosant ses proches actionnaires de la banque.
La BCE, en monétisant la dette de la Grèce avec des euros sortis de nulle part, reste donc dans cette lamentable tradition : ce qui ne sera pas payé pas avec les impôts, sera payé « discrètement » avec l’inflation subie sur le panier d’achat ou les investissements des entreprises.
Une deuxième mission s’est ensuite ajoutée à ces institutions déjà nocives : garantir la stabilité des grandes banques. Les banques ont souvent eu tendance à prendre des risques inconsidérés avec l’argent des déposants. Pour éviter les crises, il y avait donc deux solutions :
Une bonne solution : interdire aux banques d’utiliser l’argent des déposants. Les banques ne peuvent utiliser que l’argent qui leur est expressément prêté, pas celui confié en dépôt. Si une banque fait faillite, l’argent des dépôts est alors restitué aux déposants. De même que si votre pressing fait faillite durant la nuit, vous pourrez récupérer les vêtements le matin sans autre problème que de devoir trouver un autre lieu pour nettoyer vos vêtements.
Une mauvaise solution : favoriser l’utilisation des dépôts par les banques, ce qui démultiplie leurs profits et l’expansion d’un crédit « virtuel » non assis sur de l’épargne dont l’utilité économique est très contestée en particulier par les économistes de l’école Autrichienne (Mises, Rothbard, Hayek). (1) De plus lors d’une faillite, les dépôts disparaissent avec la banque. Ce qui n’était qu’un problème concernant uniquement les actionnaires ruinés par la faillite de leur banque devient alors un problème public : le sort de tous les particuliers, des entreprises et des autres banques est alors lié à la vie à la mort à celui de la banque en faillite, obligeant la banque centrale à venir à son secours par des mécanismes proches de celui de la planche à billets.
On ne peut comprendre le sauvetage à fonds perdus de la Grèce que dans l’optique de sauver les grandes banques de la faillite, faillite entrainant mécaniquement la faillite des particuliers et des entreprises. Les banques privées ont ainsi acquis un poids politique considérable : elles ne peuvent plus faire disparaitre pour mauvaise gestion ou prises de risque excessives comme les autres entreprises privées. Ceci constitue un véritable pousse-au-crime : les profits sont privés, les pertes sont publiques. (2)
Banque centrale, usine à gaz instable.
Non seulement les banques centrales ne protègent pas la monnaie et ne stabilisent pas le secteur bancaire mais elles sont au contraire la principale source d’inflation et d’incitation aux prises de risques des banques. Ces dernières savent qu’elles pourront compter sur l’appui de la banque centrale en cas de défaillance.
Un système monétaire peut parfaitement se passer de banques centrales. Des monnaies décentralisées, basées sur un métal (platine/or/argent/cuivre) peuvent remplir toutes les fonctions monétaire.
Si nous avions la possibilité d’utiliser en parallèle de l’Euro un compte libellé en gramme d’or ou d’argent avec une carte bancaire faisant la conversation automatique à chaque achat, très vite beaucoup d’entre nous choisirions d’utiliser une monnaie qui conserve son pouvoir d’achat et qui n’est pas emportée avec la banque en cas de faillite –le métal existe bel et bien, et appartient uniquement au déposant sans ambigüité juridique-.
La vie des utilisateurs de cette nouvelle monnaie décentralisée mais universelle ne serait pas tellement modifiée par rapport à aujourd’hui :Une carte bancaire, un carnet de chèque pour les caddies ou les gros achats. On peut même imaginer de billets et des pièces en résine transparente avec une pointe d’argent ou d’or pour les petits montants, des appareils de mesure simple permettant aux commerçants de detecter la nature du métal dans la résine. Simplement, dans cette monnaie le prix d’une grande partie des achats n’augmenterait pas –personne ne peut faire marcher de planche à billets dans une monnaie 100% métallique sans reserve fractionnaire-. L’épargne des particuliers ne serait plus grignotée par l’inflation.
Pour les entreprises, le changement ne serait pas beaucoup plus lourd –une nouvelle devise dans la comptabilité ce qu’elles font déjà pour l’exportation-, mais elles n’auraient plus besoin d’un recours aussi massif aux services de placements bancaires pour leur trésorerie ou au crédit pour financer leur expansion : leurs revenus, leur trésorerie dans une monnaie saine ne serait pas exposée à l’inflation, une partie des biens de capitaux qu’elles achètent n’augmenterait plus en monnaie saine.
Cette réforme simple passerait par l’abrogation de quelques articles du code pénal et l’abolition des taxes sur l’or. Elles ne nécessitent même pas l’abolition de l’Euro et n’empiètent pas sur les ressources légitimes de l’Etat, celui-ci continuera de prélever des impôts sur les transactions, le revenu ou le patrimoine.
Les citoyens choisiraient petit à petit la monnaie la plus saine avec un secteur bancaire le plus stable délaissant un Euro si mal géré ou forçantce dernier à s’améliorer sans doute par l’adossement à un métal précieux. C’est d’ailleurs ce que craignent les architectes des monnaies fiducaires actuelles. Si leur monnaie est tellement supérieure à des métaux précieux pourquoi prennent t-ils la peine d’interdire aux citoyens d’échanger en utilisant de l’or ou de l’argent ?
Cette réforme permettrait de commencer en douceur une transition vers une économie basée sur l’épargne, la monnaie saine et un secteur bancaire à sa juste place.
Il est probable qu’au-delà des difficultés de l’Euro et du Dollar, nous vivons aujourd’hui la fin de l’âge d’or des banques centrales. Tant mieux, il n’est qu’une longue suite de catastrophes monètaires aux conséquences économiques et parfois politiques vertigineuses. L’Euro n’est pas coupable, il est juste victime de la malédiction commune à toutes les monnaies fiduciaires : la banque centrale.
(1) Ludwig Von Mises – Action Humaine
(2) Murray Rothbard – Etat qu’as-tu fait de notre monnaie ?
10:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tribune de Daniel Tourre dans Libération "L'EURO TITANIC : LAISSEZ-NOUS METTRE LES CHALOUPES A LA MER !"
L'EURO TITANIC : LAISSEZ-NOUS METTRE LES CHALOUPES A LA MER !
Le paquebot était supposé insubmersible : la nouvelle gloire de l’océan monétaire. Sa mise à l’eau avec les flonflons et les discours enflammés semble maintenant très loin.
Aujourd’hui, c’est déjà un vieux cargo zigzaguant avec des brèches immenses dans la coque et un équipage au bord de la panique se querellant autour de la barre.
Les armateurs, malgré un long passif de pronostics systématiquement démentis -« L’euro nous protégera de la crise », « Jamais nous ne ferons fonctionner la planche à billets », « La hausse des prix est minimale », « Personne ne fera défaut sur sa dette »- continuent de nous assurer que tout est sous contrôle.
Pour les passagers, les perspectives semblent bouchées : écoper en fond de cale les bêtises du pont supérieur ou couler avec le navire.
Il est temps de laisser à ceux qui le souhaitent une troisième option : mettre les chaloupes à la mer.
SURTOUT PAS UN PEDALO SOUVERAINISTE
Les souverainistes regardent avec envie la timonerie de la BCE. Ah ! S‘ils étaient à la place de ces bureaucrates étrangers… Ils pourraient indiquer, seuls face au vent, la route à suivre d’un pédalo national.
Or ce pédalo a les mêmes tares que le paquebot européen avec des capitaines encore plus désinvoltes. Les souverainistes –de Marine Le Pen à Zemmour- rêvent tous d’une planche à billets magique pour la dette et la compétitivité.
Pour les passagers, descendre du Titanic Euro pour se retrouver dans un pédalo national n’améliorera en rien leur situation, seuls les capitaines changeront -pour le pire-.
PEDALO OU PAQUEBOT MONETAIRE, MEMES TARES, MEME NAUFRAGE
Que ce soit un pédalo national ou un paquebot comme l’Euro, les monnaies fiduciaires produisent toujours les mêmes effets : inflation, bulles et crises. Les banques centrales n’ont pas été créées pour rendre la monnaie stable.
La Banque de France, banque privée, a hérité de différents privilèges de Napoléon pour financer par la planche à billets ses guerres tout en arrosant certains de ses proches, actionnaires de la banque.
La Banque d’Angleterre a été créée par le Roi William pour … financer ses guerres par la planche à billets tout en arrosant certains de ses proches…
La Banque Fédérale Américaine a été créée en 1913 par un cartel de grandes banques de Wall Street pour augmenter leurs prises de risque sans en assumer les conséquences tout en asphyxiant les petites banques locales.
Du Zimbabwe à l’Argentine, les banques centrales ont toujours servi la même cause : piller discrètement les pauvres et les classes moyennes au profit des Etats ou des grandes banques.
D’autant que des théories monétaires, qui feraient passer leurs auteurs pour des communistes naïfs si elles s’appliquaient à autre chose que la monnaie, planifier le crédit, fixer les taux à court terme, cartelliser les grandes banques avec une monnaie obligatoire et monopolistique- ont fini de transformer la monnaie en dernier bastion de l’économie soviétique.
COQUILLAGES ET CRUSTACES MEILLEURS QUE LES BANQUES CENTRALES
Une pièce d’or, trouvée au fond de l’eau dans un galion naufragé, a conservé sa valeur pendant 400 ans, sans banque centrale, sans experts et sans ministres de l’économie. Les crustacés sont manifestement plus compétents pour garder une monnaie saine, moins arrogants et moins coûteux qu’une banque centrale.
La monnaie n’a pas besoin de banque centrale pour remplir ses fonctions. La meilleure chaloupe, c’est d’autoriser les passagers à échanger et à épargner en choisissant une ou des monnaies métalliques : le platine, l’or, l’argent et le cuivre.
Ceux qui le souhaitent disposeraient d’un compte libellé en grammes d’un métal conservé dans un coffre avec une carte bancaire effectuant instantanément la conversion en Euro. Ces monnaies seraient saines –peu d’inflation possible, pas de disparition des comptes courants en cas de faillite des banques : le métal existe et appartient exclusivement au déposant-. Juridiquement, la réforme serait légère : ne plus interdire l’échange en dehors de l’Euro et supprimer les taxes des métaux à chaque transaction.
Les individus méfiants pourraient bien sûr continuer d’utiliser l’Euro pour aider les Etats en faillite et les grandes banques méritantes, mais personne ne serait plus obligé de le faire. Beaucoup de gens abandonneraient peu à peu un Euro perdant de son pouvoir d’achat face aux monnaies métalliques.
POURQUOI PAS UNE SORTIE DE CRISE PERENNE ?
La sortie de la crise ne se fera pas parce que l’Euro va devenir un bon navire, mais lorsque les passagers pourront l’abandonner. Comme d’autres abandonneront le Dollar, l’Etat de l’Utah a autorisé en juin dernier l’or comme moyen de paiment.
C’est d’ailleurs la seule vraie crainte de l’oligarchie –Etats/Grandes banques- contrôlant aujourd’hui notre monnaie.
Pourquoi si leur monnaie est tellement supérieure aux métaux prendre la peine d’interdire quelque chose que personne n’utiliserait librement de toute manière ?
Parce que les passagers sont bêtes ou justement parce qu’ils sont lucides ?
10:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2011
FMI - Daniel Tourre - Le nouvel économiste
Réduire le rôle du FMI à l’évaluation de la santé économique de chaque pays à partir d’une méthodologie commune se heurte aux mêmes limites que celles des agences de notations –en pire-.
Les liens entre les agences de notation et leurs clients sont parfois ambiguës. Les liens entre le FMI et les Etats le sont encore davantage. Les gouvernements feront en sorte que les méthodologies qui leur sont défavorables, ou les mauvaises nouvelles, soient écartées. Le FMI n’a d’ailleurs pas dénoncé en 60 ans d’existence la principale source de déséquilibres monétaires : le dollar au service des USA, principal bailleur du FMI.
Les méthodologies pour évaluer la santé des entreprises sont l’objet de débats violents. Les débats pour évaluer la santé d’un Etat le seront encore davantage. La vision politique du rôle de l’Etat étant très loin de faire l’objet d’un consensus, le FMI ne pourra pas acquérir de légitimité auprès des acteurs politiques qui dénonceront un parti pris idéologique.
Le mythe néoclassique de l’information parfaite justifiant l’existence d’un acteur étatique neutre, doit être abandonnée au profit de la vision dynamique de l’Ecole Autrichienne : la recherche d’information est un processus à part entière favorisé par la concurrence.
C’est la mise en concurrence entre des agences financées par les créanciers des Etats ou les ONG qui permettra de multiplier les perspectives sur la santé économique des Etats. Sur ce plan là, comme sur les autres, l’existence du FMI ne parait pas utile.
13:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.09.2011
Tribune "Monnaie sans éthique" de Daniel Tourre dans la Croix
La monnaie sans éthique
En matière monétaire, la fin justifie tous les moyens. Des experts, des ministres débattent savamment de sujets qui semblent dépasser le commun des mortels : Est-il utile de dévaluer notre monnaie pour protéger nos emplois ? De relancer l’économie en fixant des taux d’intérêts bas ? De sauver la Grèce par des rachats de sa dette directement par la BCE ? D’augmenter l’inflation pour sortir de la spirale de la dette ?
Ces opérations, consistant d’une manière ou d’une autre à faire tourner la planche à billets, échappent totalement à un questionnement éthique.
La question « Est-il juste de manipuler la monnaie pour ceci ou pour cela ? » ne se pose jamais. A tort. La complexité artificielle du système monétaire actuel cache en réalité des pratiques fondées sur la tromperie et la fraude à grande échelle, aux conséquences sociales désastreuses, à commencer par cette crise.
Il fut un temps où la diminution du poids de métal précieux dans les pièces de monnaie pour en augmenter le nombre était considéré comme une fraude, une tromperie sur la mesure -y compris lorsque l’opération venait du monarque lui-même. Cette époque est hélas révolue. Augmenter la quantité de monnaie en circulation dans des proportions inimaginables pour les rois d’hier est devenu une pratique courante au grand dam de plusieurs générations d’économistes de l’Ecole Autrichienne (1).
La banque centrale dilue en permanence le pouvoir d'achat en émettant de la nouvelle monnaie, soit en faisant fonctionner une presse à billets virtuelle, soit en autorisant les banques privées à créer du crédit sans épargne préalable. Cette création de faux crédit n’améliore pas les investissements –imprimer de l’argent n’a jamais fait sortir de terre magiquement des entrepôts ou des machines outils- mais provoque une augmentation continuelle des prix des biens de consommation utilisés par les particuliers comme des biens de capitaux utilisés par les entreprises.
La dilution de la monnaie redistribue le pouvoir d'achat au profit de ceux qui sont le plus proches de l'émission de la nouvelle monnaie (Etats, grandes banques, grandes entreprises qui empruntent) au détriment de ceux qui en sont le plus éloignés : revenus fixes réévalués une fois par an (salariés, retraités) et petits épargnants. De même qu’un faux monnayeur profite de sa nouvelle monnaie aux dépens de ceux qui n’en impriment pas, la banque centrale, les Etats et les banques privées profitent d’un pouvoir d’achat subtilisé de manière invisible à tous ceux qui n’impriment pas de la monnaie (2).
Cette dilution frappe donc d'abord les plus modestes. La perte du pouvoir d'achat de la monnaie concerne ceux dont la plus grande partie du patrimoine est en monnaie : ceux qui ont des petits salaires. Les gens plus aisés ont des investissements (immobiliers, actions, or) augmentant avec l'inflation. Les smicards eux touchent un salaire en début de mois qui diminue sur leur compte courant : cette monnaie est frappée de plein fouet par la dilution du pouvoir d’achat.
Cette dilution hypertrophie les institutions financières au détriment des autres secteurs de l’économie. Les principaux bénéficiaires privés de la dilution de la monnaie sont ceux qui la provoquent : les banques privées jouissent ainsi d’une manne à l’origine d’une grande partie de leur profits. Cette abondance de moyens leur permet de surpayer certains de leurs salariés, incitant des personnes brillantes à se détourner de voies pourtant indispensables à la société. Sur le plan financier, il vaut mieux être trader que chirurgien ou ingénieur.
La dilution de la monnaie provoque des bulles -et les crises suivent-. Les surplus de liquidités favorisent une expansion artificielle de certains secteurs tout en incitant les banques à augmenter leurs risques –la banque centrale sert de prêteur en dernier ressort-. Les crises qui suivent l’explosion de ces bulles (internet, immobilier) ont des conséquences catastrophiques pour l’économie.
D’autre part, échapper à l'inflation exige des connaissances et un savoir faire spécialisés en produits financiers. La dilution de la monnaie impose donc de prendre plus de temps pour s’occuper de son argent, temps pris sur d’autres occupations plus nobles : famille, culture etc… (2).
Les manipulations monétaires de la banque centrale comme la possibilité pour les banques de créer de la monnaie via le crédit sans épargne sont très contestables éthiquement -et économiquement aussi de surcroit-. La question « Est-il juste de manipuler la monnaie ? » ne devrait pas être une question annexe, mais au contraire le point de départ et la grille de lecture de toute analyse de la situation actuelle.
(1) Murray Rothbard. « Etat, qu’as-tu fait de notre monnaie ? ». Edition Charles Coquelin
(2) Guido Hülsmann, "L'éthique de la production de la monnaie", L'Harmattan
22:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.08.2010
Le libéralisme est il anglosaxon ?
Hop nouvelle tentative d'apprivoiser l'outil video (après 3 ou 4 tentatives sur le droit naturel qui ne sortiront même pas sur les écrans.. )
Je suis parti du constat :
- que beaucoup de nos concitoyens considèrent que le libéralisme est un truc venant de l'extérieur, de l'Europe, du FMI, du reste du monde. Bref qu'il y aurait une France étatiste resistante seule contre le monde libéral.
- que les Français aiment bien ce qui vient de France (hé oui)
- qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César, et la déclaration de 1789 au libéralisme. (Si la déclaration de 1789 était socialiste, nos adversaires, moins bétes que nous le repeteraient en boucle sur toutes les ondes.)
pour réaliser ce petit film..
J'y vois déjà beaucoup de défauts.. mais les critiques constructives supplementaires (voir même les insultes) sont les bienvenues.
Le libéralisme pour les débutants chap 3
envoyé par Ziberal. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
21:16 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : libéralisme, liberté, tocqueville, benjamin constant, état, neolibéralisme, anglosaxon
17.06.2010
Pour que PLD/AL fusionnent et restent indépendant du NC/MODEM et autres..
La nuit dernière, j'ai fait un cauchemar.
J'ai rêvé que je collais des affiches de Jean Louis Borloo et Hervé Morin en bras de chemises marchant devant un soleil levant en souriant.
Sur l'affiche il y avait marqué
'Pour un centrisme social et écologique'
'Satellite officiel de l'UMP.'
En bas, en tout petit, il y avait écrit, cette liste est soutenue par le Parti Libéral Démocrate, Alternative Libérale et l' 'Amicale des Libéraux trop pressés, cocufiés, ultracocufiés, recocufiés, j'aime ça, j'en veux et j'en redemande.'
Je me suis réveillé au moment, ou je distribuais le tract « Le centrisme, un juste milieu entre le PS et l'UMP. »
Heureusement ce n'était (pour l'instant) qu'un cauchemar.
Mais pour que le cauchemar ne devienne pas réalité, je voudrais rassembler quelques arguments pour plaider la défense de deux idées :
- Un parti libéral indépendant (PLD et/ou AL, ou une fusion des deux) est viable dans la durée, et indispensable pour faire avancer les idées libérales.
- A contrario participer à un conglomérat de divers droite -satellisé par l'UMP de surcroit-, sans ligne idéologique affirmée est très démobilisateur pour les libéraux et inefficace pour faire avancer nos idées
Petit plaidoyer pour un parti libéral indépendant.
Faire sortir un parti de terre (des partis en l'occurrence.. Nous autres libéraux ont fait rien dans la simplicité..) est un travail colossal
Ce travail a un sens s'il permet de faire entendre une voix vraiment décalée par rapport à l'offre politique actuelle.
a) Seul un parti libéral indépendant peut diffuser nos idées.
Seul un parti libéral indépendant pourra décliner des mesures ouvertement libérales en les articulant explicitement avec des valeurs libérales assumées.
Dans l'ambiance délétère qui va régner en France dans les prochaines années, nous avons plus que jamais besoin d'affirmer qu'il existe une vraie alternative politique.
L'interventionnisme, le keynésianisme est à bout de souffle. Et les gros accidents monétaires qui nous pendent au nez finiront d'ébranler des politiques économiques dominantes depuis plusieurs décennies..
Les Etatistes qui nous gouvernement n'y croient plus eux-mêmes, mais sont incapables de changer leur mode de pensée et leur discours.
Face au désarroi et la colère de nos concitoyens, un seul parti libéral indépendant pourra affirmer que l'offre politique ne se résume pas l'extrême droite, l'extrême gauche, ou le "la-même-chose mais pas pareil" de l'UMP et du PS.
Il pourra tenir défendre quelques idées fortes que personne ne défend explicitement :
'L'Etat-nounou n'est pas la solution, c'est le problème.',
'La classe politique Etatiste ne propose pas des solutions, elle crée des problèmes.',
'L'Etat providence n'est pas un bouclier, c'est un gros boulet rouillé.'
'L'inflation c'est du vol au profit de l'Etat et des grandes banques.",
'L'individu est plus généreux et efficace que l'Etat',
'Prendre de force des ressources à tout le monde pour arroser des lobbies bruyants, ca n'a rien à voir avec la solidarité, l'intérêt national ou la justice."
Ce discours doit être grand public, percutant, décomplexé. (et souriant. Nous ne sommes pas les corbeaux noirs de la gestion comptable, nous défendons la liberté). Le PLD (j'y suis militant) fait déjà un travail considérable et de qualité pour produire des communiqués de presse libérale. (Même si il y a des progrès à faire à mon avis pour qu'ils soient moins « élitistes »)
Et ce discours sera entendu, en tout cas par une minorité suffisante pour faire décoller un parti libéral.
b) Un parti libéral ne peut se bâtir que sur la durée.
Les coups de poker d'alliances incertaines ou de soutien aux élections présidentielles destructeurs ne font pas gagner du temps, ils en font perdre.
Le soutien d'AL à Bayrou ne nous a pas fait gagner du temps, il nous en a fait perdre (au minimum) 5 ans.
Nous avons besoin de militants. Il y a actuellement un France des libéraux qui ne demandent pas mieux que de consacrer un peu de temps ou de l'argent à leurs idées.
A une petite condition: ne pas se faire cocufier tous les deux ans.
Les militants libéraux veulent bien militer ... pour les idées libérales.
Les sympathisants libéraux veulent bien adhérer ou donner pour défendre... des idées libérales.
Les électeurs libéraux veulent bien aller voter pour un candidat... libéral.
La b-a ba de la politique, c'est de rassembler sa base. Les verts, l'UMP, le PS, le FN font d'abord ça avant d'envisager une quelconque alliance.
On ne peut bâtir un parti que sur une base militante qui a du plaisir à militer, qui milite pour ses idées, qui a confiance dans une organisation sur la durée.
On ne peut bâtir un parti libéral qu'en faisant d'abord plaisir aux électeurs libéraux sur la durée.
L'indépendance d'un Parti libéral sur la durée est une étape indispensable, incontournable.
S'allier avant même d'exister ou presque, c'est disparaitre.
Oui, il faut que les cadres d'un parti libéral sachent bien qu'ils ne feront pas des scores honorables de 5% ou plus avant plusieurs années à des élections nationales.
Oui ils ne seront pas députés dans 2 ans, sénateurs dans 4 et ministre dans 10. Tant pis. Tant mieux.
Maintenant, des partis d'opposition comme le NPA, le FN ou les verts ont tenu des nombreuses années sans offrir à leurs cadres autre que chose que se battre pour leurs idées.
Les libéraux ont aussi des militants/cadres de cette trempe là - à condition de ne pas les cocufier.-
c) Un parti libéral indépendant peut être autonome financièrement.
Il y a la place pour un parti libéral autonome financièrement, nous n'avons pas besoin de diluer notre message pour exister.
D'un point de vue financier, 500 adhérents à 30 euros, c'est 15 000 euros.
Soit de quoi :
Payer les commissaires aux comptes.
Faire fonctionner un site web, des vidéos, des textes.
Imprimer des affiches, autocollants, goodies.
Si ce parti libéral parvient à présenter 50 candidats aux législatives qui font 1%, il aura droit à des subventions pour payer
un permanent
un local pendant 5 ans.
Un parti libéral peut atteindre 1%. En 2007, l'année de la rupture Sarkozienne une partie de notre électorat avait les yeux tournés vers l'UMP. Une autre regardait vers Bayrou.
L'électoral Sarkozy est aujourd'hui dégouté, fatigué par les dettes, les impôts, les réglementations boboides.
L'électorat Bayrou a pu assez apprécier Bayrou président de Parti, pour rire jaune d'un futur discours Bayrou candidat.
En 2012, beaucoup n'auront pas envie de voter.. Mais certains se déplaceront pour un parti libéral percutant, cohérent et sans complexe.
Avec 1 ou 2% on touche des subventions (pas bien mais nécessaire dans la structure politique actuelle..), on entre dans l'écran radar des partis parce que l'on peut faire perdre des élections.
d) Tant qu'un parti n'a rien prouvé seul, il ne fait pas d'alliance, il se vassalise.
Un parti libéral n'a pas vocation à s'engager dans une campagne présidentielle ou il n'a pas son propre candidat.
Les alliances ou surtout les soutiens aux présidentiables sont destructeurs et inutiles.
Destructeurs parceque sur un sujet non-idéologique, les libéraux se divisent violement, démotivent les militants, brouillent complètement leur message.
Inutile parcequ'on peut exister comme parti sans candidat aux présidentielles. Les mouches de coche peuvent même avoir le beau rôle.
Un parti libéral doit résister aux sirènes des alliances et surtout de soutien aux présidentielles pendant 5 à 10 ans au minimum.
Pour être respecté en politique, il faut d'abord créer un rapport de force. Etre capable de gagner une élection, ou plus encore, être capable de faire perdre une élection.
Une fois qu'un rapport de force est établi, nous pouvons éventuellement négocier.
Si nous nous jetons au cou du premier centriste venu, nous avalerons des couleuvres un semestre plus tard.
Ca viendra sous la forme d'un coup de fil amical...
« Tu sais, finalement on va se positionner sur le créneau « centrisme social ». Si si, c'est opinionway nous a dit qu'on avait un créneau contre l'UMP trop à droite. Donc ton discours sur la sécu, sur les impôts, ce n'est pas une bonne chose pour notre image. Dans le cadre de notre alliance, je propose de mettre la pédale douce sur ces sujets... en fait tu n'as déjà plus le choix parce que contrairement à ce que tu nous a promis tes militants, ils n'ont pas l'air très dynamiques pour coller des affiches de (Bayrou, Borloo, Morin, socialiste de droite ou centre).
Il parait même qu'une partie des militants de ton parti est enragé contre toi à cause du soutien donc tu ne vaux pas plus désormais que mon immense cohorte de courtisans en mal de strapontin...J'ai d'ailleurs plutôt un responsable de chasse & nudisme & burka à récompenser pour son soutien et lui a vraiment des troupes disciplinées.."
En allant à l'union avant d'avant rien prouvé, quelques cadres trouveront (peu être) un vague poste vaguement éligible puis plus rien... Mais surtout ils se retrouveront sans aucune troupe derrière eux entourés de gens qui ne respectent que la force. Ils seront évincés ou ballotés avec un discours qui n'a rien de libéral (normal on n'est pas chez les bisounours.)
Tant que nous n'avons rien prouvé, tant que nous ne pouvons pas faire 2% seuls à une élection, ce n'est pas même pas envisageable de s'allier ou de soutenir qui que ce soit.
Le monde politique est féodal. On ne s'allie pas "juste" pour quelques investitures. On devient vassal. Même si la forme est respectée, même si quelques cadres du parti suzerain flattent quelques cadres du parti vassal.
C'est comme ça.
Et nous serons obligé d'avaliser une avalanche de discours, de propositions, de nunucheries interventionnistes "officiellement' au nom du libéralisme. Les plus optimistes détecteront à juste titre des sous-entendus libéraux dans la fin d'un paragraphe d'un discours en province un soir de fatigue. Super, sauf qu'on a besoin d'un message libéral hurlé, pas caché honteusement.
Il vaut mieux de l'entrisme individuel -stratégie cohérente et efficace- que cette confusion.
Les faux pragmatiques qui affirment qu'on peut obtenir quelque chose sans d'abord faire peur -et faire peur sans d'abord prouver qu'on peut faire perdre des élections à des 'alliés'- se trompent.
S'allier ou soutenir qui que ce soit avant plusieurs années (5 ou 10 ans), c'est se vassaliser.
A mon avis, Il est BEAUCOUP BEAUCOUP BEAUCOUP BEAUCOUP trop tôt pour faire une alliance nationale (local on fait ce qu'on veut.).
DONC pour les prochaines années :
On fait bloc en présentant un parti libéral percutant et sympathique (PLD seul ou une fusion PLD+AL ou autre chose..)).
On utilise à fond l'outil internet, vidéo avec un discours grand public, percutant, souriant, documenté.
On se fait plaisir, on fait plaisir aux libéraux authentiques, on fait plaisir à tous les Français qui ont envie de remettre à sa place une oligarchie envahissante et incompétente.
On est poli avec tout le monde. On parle avec tout le monde mais on ne soutient personne.
On bâtit dans le temps sans casser notre parti avec des alliances extérieures ou des soutiens destructeurs.
On prouve qu'on a derrière nous les 1 ou 2% d'électeurs qui peuvent faire perdre un deuxième tour à un centriste justement.
Et on nous respectera.
Et dans 5 - 10 ans on a une petite entreprise efficace que l'on invite pour avoir un autre ton que la guimauve UMP-Centriste.
Si l'on tient bien la barre pendant 5 - 6 ans nous pouvons avoir un vrai parti libéral, autonome avec des bases solides pour grandir petit à petit. Un parti ou les libéraux se sentent chez eux. Comme les ecolos se sentent chez eux chez les verts, les communistes se sentent chez eux à Force de Gauche, les nationalistes se sentent chez eux au FN. Un parti libéral qui défende des idées libérales sans se cacher derrière son petit doigt.
En ce qui me concerne, je militerai activement au sein du PLD pour continuer de bâtir ce parti là.
Je sais déjà que je ne suis pas le seul sur cette position. Loin de là.
Et beaucoup d'autres hésitants nous rejoindront instantanément lorsqu'il faudra concrètement soutenir Hervé-François-JeanLouis-Dominique Morin-Bayrou-Borloo-De-Villepin et leurs discours interventionnistes.
Les prochaines années vont vraiment être sombres. Un bon petit parti libéral percutant, sympathique, indépendant et fier de l'être me ferait chaud au cœur pendant ces années de petite glaciation.
Les adhérents/sympathisants du PLD ou d'AL qui font le même cauchemar que moi peuvent nous rejoindre dans ce groupe facebook.
http://www.facebook.com/group.php?gid=136312726386331
11:30 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.04.2010
photo



22:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





