24.04.2008

Le Parti Libéral Démocrate est né !

Le parti libéral démocrate est né !

Le parti libéral démocrate, c'est d'abord un joli nom partagé par plusieurs partis en Europe dont notamment la 'Freie Demokratische Partei' en Allemagne.

La maxime de ce dernier me semblant bien adaptée au projet politique que nous allons porter :

"Autant d’État que nécessaire, aussi peu d’État que possible."

Le parti libéral démocrate, c'est un certain nombre de libéraux ayant constaté qu'aucun parti n'a actuellement la volonté ou la capacité de défendre leurs idées.

Les partis traditionnels sont tous étatistes dans l'âme et dans le discours, les libéraux de l'UMP, PS ou autres seront toujours les dindons de ces grosses machines. Alternative Libérale est en guerre civile permanente sans ressort pour grandir en taille (et surtout en sagesse).

Le parti libéral démocrate, c'est aujourd’hui des statuts démocratiques, largement décentralisés et conçus pour être respectés.

Le parti deviendra bien sûr ce que les militants voudront en faire tant sur le fond que sur le discours.

Par ma part, je milite dans le parti libéral démocrate pour que celui-ci défende toutes les facettes du libéralisme.

C'est-à-dire :

-    Ne pas se cacher derrière son petit doigt sur les sujets économiques.
Le libéralisme a un volet économique à assumer sans aucune honte ou gène. A savoir : baisse des impôts, meilleure gestion de l’Etat ou des collectivités régionales, fin du protectionnisme et du dirigisme économiques, simplification des procédures pour les entreprises etc..
Une pédagogie de fond montrant que ces libertés économiques ne concernent pas seulement quelques entrepreneurs mais que ces blocages pénalisent aussi les classes moyennes ou populaires. (Un feuille de paie de smicard est éloquente sur le poids que l’Etat fait peser sur lui. Surtout si l’on ajoute la TVA qu’il paie ensuite sur les produits consommés)

-    Ne pas tenir non plus un discours exclusivement économique
Le libéralisme est beaucoup plus vaste que les simples libertés économiques.
Et beaucoup de gens peuvent arriver aux libertés économiques en s’appuyant sur des libertés qu’ils comprennent mieux. Il s’agit de ne pas se laisser enfermer dans le club : ‘Les libéraux c’est les sérieux ternes qui ne parlent que d’argent et de travailler plus’. Ce club, respectable mais assez fermé, fait finalement beaucoup de mal au libéralisme puisqu’il envoie dans les bras des étatistes pleins de gens de bonne volonté qui avec un peu de pédagogie défendraient nos valeurs.

J'invite toutes les personnes que ce parti interesse à me contacter à l'adresse suivante : daniel.tourre_at_dantou.fr.

à bientot !

Daniel 

 

 

29.02.2008

Le libéralisme pour les débutants

2 nouveaux chapitres (au milieu du document) :

Le prix plancher

Le prix plafond 


Et le début de la bibliothèque libérale

 Le libéralisme pour les débutants

26.02.2008

Soutien à Aurélien Veron

Dans cette petite bagarre entre gaulois libéraux dont AL est maintenant coutumier, je voudrais apporter mon soutien à Aurélien Veron.

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Nous n’avons pas de potion magique et notre vaillant petit parti libéral va faire face à plusieurs défis pour se développer dans les prochaines années. Il me semble qu’Aurélien est le mieux à même d’aider AL à faire face à ces défis.

D'abord garder une identité libérale forte pour diffuser nos idées. Il y a déjà un grand nombre de partis politiques centristes ayant des vagues nuances libérales.
AL n'apportera rien de plus à cette offre déjà pléthorique si le parti ne défend pas un libéralisme clair, assumé, cohérent et intransigeant.

--> Aurélien Veron a une très grande culture libérale reconnue par tous. La qualité de son blog en témoigne. (http://aurel.hautetfort.com/) Une récente interview sur Agoravox ne laisse aucun doute sur la cohérence de sa réflexion. (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36213) L'interview est beaucoup, beaucoup plus convaincante sur ce qu'est un libéral authentique que 5 minutes de photoshop pour s'autoattribuer un label.

Sans potion magique et cernés par les romains étatistes, nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de rabaisser ou de donner des leçons aux libéraux hors-AL. Nous avons besoin de la confiance et de l'appui des associations libérales, des milieux universitaires libéraux et de tous les électrons libres libéraux de bonne volonté.
--> Aurélien Veron dispose d'une bonne image dans tous les milieux libéraux. Il peut donc bâtir sur la durée des liens très utiles pour notre développement.

Historiquement, le libéralisme s'est 'refugié' au centre droit, chassé de la gauche par la fascination de cette dernière par le socialisme (et parfois de façade).
La tectonique des plaques politiques bouge, et il est clair que le libéralisme va peu à peu retourner à sa place originale, libéralisme 'intégral' dans les 10 prochaines années. AL doit accompagner ce mouvement, c'est-à-dire capitaliser sur notre base de départ, et s'élargir à des milieux qui pratiquent le libéralisme sans le savoir.

--> Aurélien Veron n'éprouve pas un besoin instinctif de rabaisser ou d'exclure notre base de départ en s'imaginant donner des leçons de libéralisme.
(La dernière initiative de l’équipe de Sabine ‘100%¨sans conservateur’ est à ce titre symptomatique des erreurs du passé. Au départ une idée plutôt amusante et subversive. On n’est pas obligé de défendre le libéralisme avec des thèses sur Locke et des courbes de politique fiscale. Mais un label exclusivement dirigé contre une partie de l’échiquier politique. Le libéralisme n’est pas 100% sans conservateur. Il est sans conservatisme ET sans socialisme, ou plus exactement 100% sans constructivisme. (Et encore 100%... les philosophies politiques pures, c’est rare..) Bref une plaisanterie déjà unijambiste au départ assenée de surcroît avec une arrogance complètement surréaliste de Gardiens du temple libéral. 

--> D'autre part, Aurélien habite au centre de Paris, fait du vélo, aime des œuvres artistiques modernes que les gens normaux trouvent moches, -alors que le beau ça veut rien dire, d'ailleurs pourquoi devrait on attendre d'une oeuvre qu'elle soit belle ?-,  manifeste avec des homos et s'intéresse aux droits de l'Homme -même pour les étrangers pauvres-.
Ces deux casquettes devraient lui permettre d'accompagner le recentrage du libéralisme en douceur sans perdre les sympathisants historiques dans la manœuvre.

Notre parti est constitué de militants venus sur la base de convictions fortes, endurcies par des années d'un bombardement permanant de slogans étatistes de droite comme de gauche. Contrairement au PS ou à l'UMP, ils ne sont pas venus pour soutenir un Nicolas, une Ségolène ou plutôt un Aurélien ou une Sabine providentiels les guidant vers la lumière.

--> Ne cumulant pas la casquette de porte-parole principal et de président, Aurélien Veron ne devrait pas avoir la tentation de transformer AL en petite agence événementielle parisienne pour mettre sur orbite une carrière.
Il sera plus susceptible de diversifier nos talents, ne laissant pas AL dépendant d'une seule porte- parole aussi talentueuse soit-elle, ce monopole pouvant être dangereux pour notre parti.

Que cela soit la LCR, le FN ou l'UMP, on n'a jamais vu un parti se construire en cherchant d'abord à séduire ses opposants, et surtout à les séduire en traitant ses propres sympathisants/électeurs spontanés d'imbéciles archaïques. Jamais. Notre parti a besoin d'analyses stratégiques transparentes et lucides, pas de procès d'intention, voire de désinformation.

--> Aurélien, en présentant son analyse transparente et lucide sur l'état des forces et sur nos réservoirs de voix, est beaucoup plus crédible pour protéger l'indépendance d'AL à moyen terme que des non-dits, des fausses pudeurs voire des vrais calculs et quelques slogans guère étayés par les comportements passés. Sa clarté d'aujourd'hui nous évitera certaines crises futures et autres coups de pocker médiatiques improvisés de demain.


Sinon oui, le bureau doit être bien géré en interne comme dans ses liaisons avec ses partenaires externes.
--> Aurélien Veron de part son CV et ses expériences précédentes dans le milieu associatif a les capacités pour manager le bureau.

Au moment ou Sarkozy s’affaiblit, un parti libéral a des chances de réussir à condition de garder une ligne ouverte, cohérente et un discours pédagogique.

Pour la pédagogie comme la cohérence, Aurélien Veron a montré ses qualités à de nombreuses reprises.

Il ne s'agit pas d'un chèque en blanc à Aurélien, il n'est pas parfait, pas plus que les membres de son équipe, et il fera probablement des erreurs.
Mais je pense/j'espere qu'il saura garder le meilleur du bilan des équipes précédentes sans refaire leurs erreurs les plus criantes.

 

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11.02.2008

Le logement : crise publique, remèdes privés

Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, un sujet de conversation récurrent a pris place dans tous les déjeuners entre amis, les dîners de famille, les pauses café au travail.

Un sujet sympathique parce que tout le monde est concerné (contrairement au foot, à la politique ou aux sentiments).

Un sujet intéressant parce que tout le monde a une anecdote à raconter, une réflexion consensuelle.

Un sujet fédérateur parce que en gros tout le monde est d’accord, c’est trop cher.

Un sujet citoyen car il permet en plus de verser une petite larme sans se mouiller sur ceux qui sont moins bien lotis que soi.

Pour briller dans ces conversations (voire surtout contribuer à faire baisser l’immobilier dans 10 ans) je recommande à tous la lecture du livre de Vincent Bénard :

 

« Le logement : crise publique, remèdes privés. »

 

 

Vincent Bénard décortique les différents phénomènes à l'origine de l'explosion des prix de l'immobilier ces dernières années.

Il y a une tendance de fond : Il y a de plus en plus de foyers, donc on a besoin de plus en plus de logements. Ce n'est en rien un problème insurmontable. Il y a de la place, du béton et des buldozers.

Mais heureusement pour nos conversations, l'Etat est là pour explorer tous les dysfonctionnements possibles liés à l'interventionnisme.

Des HLM qui n'aident pas en priorité ceux à qui ils devraient être destinés : les plus pauvres, et qui génèrent quantité d'effets pervers.

Une réglementation et une politique urbaine créant de toutes pièces des pénuries de terrains constructibles et générant ainsi un rationnement des m2, des périphéries jusqu'aux centres-villes.

Des réglementations destinées à protéger les locataires transformant la propriété locative en activité réservée aux amateurs de hauts risques ou aux masochistes. Et les locataires (notamment les plus pauvres) ont besoin de beaucoup, beaucoup plus de propriétaires que ces deux niches d'investisseurs.

L'ouvrage n'est pas un pamphlet approximatif, mais une étude savante étayée, argumentée et précise. 

Sur les dizaines d'heures que vous allez passer à parler ou à réfléchir sur le logement au cours des six prochains mois, prenez sans hésiter quatre heures pour lire cet ouvrage.

Ces quatre heures seront probablement les plus utiles de toutes pour votre comprehension du sujet.

 

Sinon accessoirement Vincent Bénard est adhérant d'Alternative Libérale, et heureux animateur de son site :

http://www.objectifliberte.fr/ 

25.01.2008

Le libéralisme pour les débutants

3 nouveaux chapites :

Les producteurs uniques

Les monopoles naturels ?

Protèger le client roi ? 

 Le libéralisme pour les débutants

04.01.2008

Kadhafi, le peuple français se rejouit de te voir !

Extrait de 'La Chronique', le bulletin d'Amnesty International en janvier.

"…/… la préfecture de Paris l'a fait savoir à Amnesty International qui souhaitait organiser une mobilisation symbolique sur le Parvis des droits de l'Homme, au Trocadéro, toute manifestation pacifique durant la visite de Kadhafi a été interdite, au motif qu'elle 'serait de nature à porter atteinte aux relations internationales de la république' "
Geneviève Sevrin.

Que la République relationne internationalement (plus ou moins subtilement), y compris avec des dictatures, ça me parait inévitable. 

Que la République s’autorise toutes sortes de passe-droits et autres visites privées du Louvre pour complaire à un dictateur, ça me parait un peu moyenâgeux et franchement évitable.

Mais que la société civile, que les personnes libres, soient interdites de manifester dans leur propre pays pour ne pas déplaire au dictateur en ballade, ça me parait plutôt soviétique et vraiment scandaleux.

Cette idée que les citoyens doivent se plier aux instructions du pouvoir politique pour présenter une image du peuple qui fasse joli vu du haut, fait partie des milliers de petites dalles qui pavent notre inconscient politique. Des dalles sur lesquelles nous marchons le plus souvent sans nous en rendre compte.

Petites dalles coercitives, assez surannées, mais encore admises le plus naturellement du monde et qui font le charme de l’étatisme décomplexé de notre cher pays.

Sous le petites dalles, le libéralisme !

29.12.2007

Du bon usage de la sarkophobie maladive


Six mois après mon vote, -sans enthousiasme mais sans état d'âme- pour Sarkozy, je ne regrette pas ce choix, surtout en le comparant aux alternatives.


A quelques exceptions près, il fait soit pareil, soit mieux que ses deux derniers prédécesseurs, ce qui compte-tenu des prédécesseurs, n'est pas une performance mais permet d'éviter une nouvelle contre performance.
En tenant grosso modo, la moitié de ses promesses à moitié, il devrait laisser la France dans un meilleur état qu'il ne l'a trouvée. Ce n'est pas si mal compte-tenu d'une opinion publique oscillant entre défiance systématique, pessimisme bon chic, bon genre et antilibéralisme pavlovien.

Les demi réformes de l'Etat sont bonnes à prendre, l'Etatisme/dirigisme n'est pas davantage revendiqué que lors des présidences précédentes (mais pas moins, hélas), les excentricités de comportement en valent d'autres. Bref rien d'enthousiasmant, mais pas de quoi sonner le tocsin.

C'est pourtant ce que font beaucoup de personnes, par ailleurs (parfois) fort estimables. Ces malheureuses sont atteintes d'un mal persistant qui les ronge jour et nuit : la sarkophobie maladive.

Entendons nous bien, je compatis totalement à la souffrance que supportent beaucoup de citoyens en subissant chaque heure éveillée, un bombardement massif d'informations, coups de pub, polémiques autour d'une personnalité qui les insupporte de manière épidermique. Nous avons tous nos têtes de turc médiatiques. Moi c'est Bruno Gaccio, le papa bourdieunal + d'arrogance des guignols ou Jean-François Copé, le vieux jeune cadre dynamique, multicumulard de l'UMP. Mais, surtout lorsqu'on a pas la télé, on ne peut pas dire que leur présence soit envahissante..


Exposé comme un nyctalope en plein soleil, le sarkophobe maladif est lui très malheureux et le clame bruyamment.

On ne changera pas Sarkozy, et la sarkophobie semble être une maladie incurable. Puisque les deux vont cohabiter pendant encore plus de quatre ans (peut-être encore neuf ans), il semble utile de voir ce que l'on peut tirer de positif de cette affection d'un point de vue libéral.

Je ne suggère donc en aucun cas une lutte contre la sarkophobie maladive. D'abord Sarkozy, on s'en moque, il est assez grand pour vivre avec certaines antipathies et il trimballe avec lui des gros morceaux de conservatisme/dirigisme.

Ensuite cela serait un défi perdu d'avance, le sarkophobe maladif tire beaucoup de fierté de son allergie. La sarkophobie maladive est une réaction épidermique violente qu'il faut instrumentaliser (he he he, diabolique) pour amener le sujet à prendre conscience de son libéralisme intraitable.

 

Le sarkophobe maladif ne juge pas l'action de Sarkozy entre trois catégories plutôt ternes :

- Ce qui est mieux que ces prédécesseurs/concurrents,

- ce qui est pareil

- ce qui est pire.

 

Le sarkophobe maladif classe donc les actions de Sarkozy entre :

- ce qui est une manipulation subtile et particulièrement perverse ayant l'apparence d'une bonne initiative

- ce qui est un scandale inadmissible, inacceptable, unique depuis la nuit des temps, sans précèdent depuis le début de la V eme république et de la civilisation occidentale.

- ce qui est le début indiscutable d'un IV éme Reich tendance satanique berlusconien. Les portes de l'enfer vont bientôt s'ouvrir.

Le but d'un libéral est donc de surfer sur ces catégories pour faire passer ses idées. Inutile donc de faire remarquer que ces reproches sont un tantinet excessifs ou que d'autres ont fait/font pareil ou pire que lui dans une indifférence totale, voire des louanges : c'est contre productif. Il faut encourager le phénomène pour mieux le canaliser. (Machiavélique, je vous dis)


Voici quelques pistes possibles à exploiter lors d'un verre avec un sarkophobe maladif. (N’aillez pas peur de discuter avec des sarkophobes maladifs, ce n'est pas contagieux, c'est même le contraire. La sarkophobie maladive a joué un rôle majeur dans l'élection et la popularité de Sarko)

"Avec sa peopolisation, Sarko rabaisse la politique à un niveau superficiel. En plus, je ne peux pas m'intéresser à des reformes législatives venant de quelqu'un qui porte des lunettes de soleil aussi tartes."


Les RayBan de Sarko sont effectivement très tartes. Maintenant cette peopolisation est voulue par une grande partie de l'électorat. Est-ce qu'il est raisonnable que le pouvoir politique empiète autant sur la liberté de chaque personne, alors même que ce pouvoir politique tombe aux mains d'un électorat aussi superficiel, tranchant les décisions collectives sur des critères aussi subjectifs ? Non, pour que le bon goût et le bon sens triomphent, il faut limiter le rôle de l'Etat. Il faut laisser la liberté à des personnes comme vous qui ne choisiraient jamais des RayBan aussi tartes, alors que celles de Matrix sont tellement cool.

"En tant que républicain vieille école, je suis scandalisé que le président de la république ne fasse pas semblant d'être la reine d'Angleterre comme ses prédécesseurs. Au lieu de ça, il s'occupe de tout lui-même, c'est une dérive bonapartiste scandaleuse. hic."

Entièrement d'accord. Le président de la république n'a pas à s'occuper de tout parce que l'Etat n'a pas à s'occuper de tout. Maintenant plutôt que se focaliser sur un seul homme, il faut résister à tous ces médias bonapartistes -de l'express à Marianne, de TF1 à Arte- qui exigent que l'Etat s'occupe de tout, des méthodes de lecture, du pouvoir d'achat, du prix de l'essence, du logement, de l'art contemporain. Laissons faire les personnes libres seules ou s'associant librement, et le président ne pourra plus s'occuper de tout. (et il passera moins à la télé.)


"Le président ne cache pas ses amis riches comme les autres, c'est dégoûtant et ça laisse flotter un parfum de clientélisme."

C'est vrai que les riches, c'est dégoûtant. Maintenant si les riches aiment bien Sarkozy, c'est parce que l'Etat passe son temps à intervenir directement dans la vie économique (protectionnisme, subventions, passe droit, VRP auprès des dictateurs etc..) sans rien y apporter de positif ou si peu, mais en se transformant en pot de confiture (ou plutôt en tonneau) pour industriels ambitieux. Interdisons à l'Etat d'intervenir à tort à travers dans les échanges de biens et de services entre personnes libres, et le président de la république, sans pouvoir direct sur les gros sous privés, pourra vivre des vraies histoires d'amitiés, même avec les riches. Et le monde sera plus beau.


"Les médias ne sont plus libres, les journalistes lèchent la main qui les nourrit, c'est bien connu. Le sarkozysme a une domination totale, absolue et sans partage sur la presse sauf sur Marianne, le Canard, Charlie Hebdo, le nouvel Obs, l'humanité, Télérama etc..etc.."


Farpaitement, ces journalistes, sans honte, lèchent la main qui les nourrit : leurs lecteurs. Mais il y a pire, les médias qui ne dépendent pas des lecteurs, mais de l'Etat (entièrement contrôlé, faut il le rappeler par l'ignoble Sarkozy.). Journalistes sous contrôle de l'Etat qui se sentent obligés plus que tous les autres de lui cirer en permanence les pompes -apologie permanente des subventions, de l'interventionnisme, du dirigisme- activités, comme par hasard, favorites de Sarkozy l'interventionniste. Rendons la liberté à ces journalistes obligés de s'humilier pour ce monstre froid et bureaucratique. Privatisons le service public audiovisuel et utilisons librement notre redevance pour financer des médias qui nous plaisent.

"Avec son comportement, Sarkozy donne au pays des valeurs matérialistes ou les signes extérieurs de richesses sont une fin en soi. C'est d'une vulgarité..."


Et oui, Sarkozy bling bling a une fascination pour ce qui brille. Mais contrairement aux socialistes et aux conservateurs, les libéraux ne croient pas que l'Etat, et donc son président, ait le pouvoir/le droit de dire le vrai, le bien, le beau. Ce sont des gens comme vous qui portent des valeurs humanistes. Adorer un Etat-Dieu, mettre sur un piédestal son grand prêtre président, est le plus sûr moyen de favoriser des valeurs qui ne vous ressemblent pas, que le président soit un florentin arriviste, une tête de veau corrompue ou un louis de funes bling bling.


Tout l'enjeu est donc de montrer que l'étatisme ambiant est un amplificateur du terrible sarkozysme, et que pour faire de l'anti-sarkozysme durable (<- ultrachic, comme tout ce qui est durable), le mieux est de s'engager contre l'étatisme et le dirigisme. Le mieux est de devenir libéral.


Avec un peu de chance, les années Sarkozy seront des années fastes pour les libéraux français. D'une part par les aspects libéraux de la politique de Sarkozy, d'autre part, avec ses aspects conservateurs/blingbling/dirigistes comme repoussoir vers le libéralisme authentique.

Bonne année 2008 à tous, électeurs de Sarkozy enthousiastes ou résignés, opposants sceptiques ou revulsés !

11.12.2007

Les huitres chaudes au camembert fondu sont libérales


Des deux contrées exotiques que j'ai eu la chance de visiter cette année, l'Inde du Nord et la Normandie, ce n'est pas dans la plus lointaine que j'ai mangé le plat le plus surprenant.


J'ai en effet découvert dans un restaurant d'Etretat une spécialité culinaire dont le nom seul fait frémir les âmes sensibles :
Les huîtres chaudes au camembert fondu.

 

 

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En lisant le menu, j'ai un peu hésité à l'idée de faire souffrir inutilement ces pauvres petites bêtes qui m'ont déjà donné tant de bonheur (et quelques gastros).


J'ai même poussé l'hésitation jusqu'à poser la question ridicule entre toutes à la serveuse : « eeuh, est-ce que c'est bon des huîtres chaudes ? »

Celle-ci, professionnelle et impassible ne m'a pas répondu comme elle devait en bouillir d'envie : 'non monsieur, c'est dégueulasse, c'est pour ça que nous les mettons au menu.'. Elle m'a simplement précisé poliment mais sans se mouiller qu'en général, les clients appréciaient ce plat.

Elle avait raison, je suis client et j'ai apprécié : C'est très bon.

Les huîtres normandes vivent très bien cette baignade dans une mer tropicale et le camembert fondu donne une consistance agréable à l'ensemble.

Pour rajouter une connotation polique à cette chronique culinaire un peu déplacée dans un blog politique, je suis obligé de faire très exceptionnellement preuve de mauvaise foi.

Ceux que la mauvaise foi  indispose (et qui aiment malgré tout la politique..) peuvent donc s'arrêter de lire ici.
Vous êtes toujours là ? Je me disais aussi qu'aimer la politique sans un peu de mauvaise foi de temps en temps, c'est surprenant.

Bref, si il y avait une philosophie politique de la cuisine comme il y a une philosophie politique de la politique, les huîtres au camembert chaud seraient sans aucun doute libérales.

F. Hayek place au cœur de la doctrine libérale l'ordre spontané et un processus de découverte basé sur les essais/erreurs des entrepreneurs.

Contrairement à l'ordre construit, socialiste, ou la toute puissante Raison balaye des phénomènes complexes puis en tire des plans parfaits pour bâtir une société idéale.

Ce qui nous amène à l'origine de la spécialité gastronomique du jour. Comment a pu être inventé un plat aussi saugrenu que celui-ci ?

Et là, la sentence est sans appel :

Il est totalement impossible qu'un esprit sain ait par la force de la raison pu inventer un plat aussi incongru que les huîtres chaudes au camembert fondu.

C'est forcement deux entrepreneurs normands, un éleveur et un ostréiculteur qui à tâtons ont fini par créer  les huîtres chaudes au camembert chaud.

Ou plutôt trois entrepreneurs :
un éleveur pour le camembert, un ostréiculteur pour les huîtres et un agriculteur pour le calva qui a arrosé abondamment les réunions de travail à l'origine de ce plat.

Jamais une commission d'experts constructivistes n’aurait pu construire un plat comme celui-ci.

Les huîtres chaudes au camembert fondu doivent forcément leur existence à un phénomène au cœur de la doctrine libérale : le processus de découverte des entrepreneurs, et l'ordre spontané.

Vive le libéralisme, vive les huitres chaudes au camembert fondu !

Ah oui, sinon Etretat c'est toujours magnifique.

 

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20.11.2007

La société de défiance

 

Je recommande à tous la lecture de cette étude sur la France..

 

http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS9.pdf

 

Assez effrayant..

Et pas du tout surprenant pour tout ceux qui ont pu comparer l'atmosphère française avec l'atmosphère dans d'autres pays occidentaux.

 

 

17.11.2007

Le libéralisme pour les débutants

Trois nouveaux chapitres :

La concurrence 2

La guerre économique

La concurrence pure et parfaite 

Le libéralisme pour les débutants